CHAPITRE XL
RÉFLEXIONS SUR CE QUI PRÉCÈDE , ET SUR LA MliniU DORT COMDILLAC A AKALTSÉ LA PENSÉE.
Voila donc qu'au moyeu des quatre facultés élémentaires que nous avons reconnues dans la faculté de penser, nous avons démêlé nettement, Comment nous connaissons notre existence, Comment se forment toutes nos idées composées, Comment nous sommes assurés de Texistenoe do êtres qui les causent ,
Comment nous découvrons les propriétés de ces êtres ,
Comment nous mesurons leurs effets ,
x>£ l'idéologie. 3 1 3
Et pourquoi les uns sont plas dilHoiles à apprécier et à calculer que les autres.
Noos sommes donc en droit d^assurer que nous ayoBf Hen analysé la pensée et que nous Pavons déooQlposée dans tas véritables élémens. Cependant , jhJBnfrnm encore par quelques exemples , que certai- ISiii fiiroltéa qu'y ont reconnues d^autres analystes, ou ne sont point des facultés , ou sont composées de celles que nous ayons regardées comme élémens primitifs.
Inattention , par exemple , c'est l'état de l'homme qui yeut sentir, juger ou agir; c'est un effet de la volonté ; mais ce n'est point une faculté ni une perception particulière.
Il en est de même de la comparaison. Comparer deux idées , c'est les sentir toutes deux ou sentir leur rapport ; c'est sentir ou juger,
La réflexion,, c'est l'état de l'homme qui se sert de sa sensibilité et de sa mémoire pour arriver à porter un jugement.
Le raisonnement , c'est la répétition de l'action de juger.
l/imagination , dans le sens d'inyenticm , c'est l'emploi de toutes nos facultés intellectuelles pour former de nouvelles combinaisons.
\j imagination , dans le sens de mémoire vive qui prend ses souvenirs pour des impressions actuelles et réelles, c'est la mémoire unie à un jugement erroné.
La réminiscence , que l'on fait consister à avoir des jsouvenirs et à sentir que ce sont des souvenirs, c'est a 39..
3 1 4 EXTiurr uABONicé
encore la mémoire unie à un jugement, mais à ■ jugement vrai.
Kuûn, toutes les passions sont de pures affeedoiii de simples sensations internes, ou ces ««nsatiom ■■■ à un désir, et quelquefois à un jugement.
Saus multiplier davantage ces citations , codoImii de nouveau que penser n'est rien que sentir ^^ if réduit à sentir des sensations proprement dites ^àts souvenirs , des rapports et des désirs.
Mais si o^est là une vérité, comme j'ose le oroire, comment se fait-il qu'elle ait été méconnue jusqu'à présent et qu'elle ait été dilEoile à observer ? Cert \k ce qu'il s'agit de trouver.