APHORISME VIII
Hoos n'avons donc pas d'autre moyen elfîcace pour ter rerreor , que de bien nous assurer de la comthension de l'idée dont nous jugeons , o'est-à-dirc I élémens qu'elle renferme.
l6a SUPPLEMENT
ridée est ohangée. Seulement elle peut ëgalemeat être redeyenne juste telle qu^elle était oiigiiuiitment , ou fausse d'une manière différente dfi 1« précédente.
Obserpathn.
Remarquez toutefois qu^une idée entachée d'Ae* mens faux , et par conséquent méritant le nom de fausse prise en masse , peut contenir aussi beaucoup d'élémens vrais. Ainsi on peut porter , en oonséqaeoGe de ces élémens vrais, des jugemens justes, et alors ils seront complètement vrais, comme on enpevt porter de faux, qui seront complètement faux} nutf ces jugemens ne seront pas portés de celte idée, en tant qu^elle est fausse , et en vertu de ce qu'elle a de faux; ainsi ils doivent être considérés comme portés d'une idée vraie, et rentrent dans ce que nous avons dit de ceux-ci.
Cest là ce qui nous arrive le plus souvent, tant nous avons peu d'idées composées qui soient parfutement pures et sans mélange d^impcrfection ; peatêtre n'en avons-nous aucune ; peut-être même saffîrait-il que nous en eussions une seule pour qne toutes les autres fussent ou devinssent bientôt de même par la seule force de leurs relations et de lenrs combinaisons prochaines ou éloignées avec elle.