SCENE X
CÉCILE, PICHU, ALEXANDRE, paraissant du coté opposé à celui par où Etienne est parti.
ALEXANDRE. Bon , voilà Etienne parti.
Occupons-nous de son père.
PICHU. Ma p'tit' Cécile , c'est donc pour bientôt ? Cécile, si ça pouvait être tout de suite !
(i) Etienne danse sur la ritournelle, en faisant les gestes indiqués par les paroles de chaque quatrain.
CÉCILE, baissant les y^^^- Vous êtes donc bien pressé , monsieur?
PICHU. Un p'tit à-compte sur...
CÉCILE . Non , je. ne vous la donnerai pas.
PICHU. Mais moi , en séducteur fini, je le dérobe.
CÉCILE. Oh ! le vilain!... Si M. Moreau vous avait vu!....
ALEXANDRE , àCécile. Jeune fille ?
CÉCILE, surprise. k\i\
l'icnu. Soyez tranquille , ce n'est pas M. Moreau.
ALEXANDRE. L'ouvricr Robert est-il à la fabrique?
CÉCILE. Oui, monsieur, ila-availleavec le bourgeois ; mais si vous voulez ?...
ALEXANDRE , la retenant. Non.
CECILE. Ou si c'est quelque chose qu'on puisse lui r'dire, je suis sa fille.
ALEXANDRE ,Jaisant un mouvement. Sa fille?
picnu. Et moi bientôt son gendre.
ALEXANDRE , s'étunt remis , a Cécile. On m'avait bien dit qu'il avait iine jolie fille 1
CÉCILE , à Pi chu. Il a l'air bon garçon , c' monsieur-là.
ALEXANDRE. C'est à votre père que je veux parler... mais j'ai quelques affaires là tout près... dans un instant je reviendrai. (^ part. ) Il est ici , allons tout disposer en conséquence.
(Il Ya poar sortir.)
CÉCILE , Varrêtant. Monsieur, est-ce pour quelque chose d'heureux que vous voulez parler à mon père ?
ALEXANDRE, hésitant ., puis se remettant Vous êtes bien gentille.
(Il soit.)