SCENE XV
Les Mêmes, ETIENNE.
ETIENNE , hors de lui. Mon père ! mon père, où est-il? Ah! c'est vous qu' je r'vois!... Je m' disais aussi; c' n'est pas vrai c* qu'on dit, ça n' peut pas ètr'; n'estc' pas, père, c'est pas vrai ?.. n'esl-ce pas?.. Répondez, répondez donc!.. Voulez- vous donc m' faire mourir ?
ROBERT, cachant sa figure. Etienne!
ETIENNE. Il s'rait possible ! quoi ! vous auriez...? Ah! pardon, pardon , père c' n'est pas moi, c' n'est pas vot' fils qui vous f'rait des reproclies !... Mais r'gardez-moi donc!... j* suis vol' Etienne. Que tout l' mond' vous accuse , qu'est-c' que ça m' fait à moi? vous ét's toujours à mes yeux
le meilleur des pères! Ah! combien
d' fois j' vous ai exposé! gueux qu' j'étais ! c' matin encore , quand vous craigniez de m' voir arrêter.... et je n' comprenais pas! mais j' ne pouvais pas comprendre ! {^Prenant le bras de son père. ) A présent, qu'on vienne vous chercher!
ROBERT. Mon fils!
ETIENNE, aux oui>riers. Et vous, p'tits, laisserez-vous emmener vot' père ?.. car il est aussi 1' vôtre!
TOUS. Non, non , nous n' le souffrirons pas!
ALEXANDRE, s'aoançant. Dttblio.^}^ ne
puis attendre plus long-temps,
ÉTi ENN i: , /e reconnaissant. Que vois-je ! . . Alexandre!...
(Il frémit et se frotte les yeux comme un hoDuue qui se réveille.)
TOUS. Alexandre!
PiCiiL'. Alexandre!
ÉTiEN'NE , frémissant. Quoi ! c jà\ lui !... il faut que j' le tue 1
ROBERT, retenant son fils ^ Que dis-tu, mon fils?
ETIENNE. Ah ! mon père , c'est moi qui vous ai trahi ! ce matin même je lui ai remis ce journal.
ROBERT. Toil...
ETIENNE, aoec désespoir. Il disait qu' c'était pour vous rendre heureux.
(Mouvement général d'indignation.)
ALEXANDRE. Je faisais mon devoir.
ÉTIE^NE, que son père retient. Ton d'voir !...
Air. : Epoux imprudent, fils rebelle.
Quoi ! tn venais, d'un air doux et sincère. Faire parler un Qls chéri,
Pour que lul-nicuie il te livre son père; Et je t'appelais mon ami! bis.) Infâm', faut ainsi qnej' te nomme?
Et c'est un être pareil à moi !...
Ah! pour remplir un tel emploi, Comment peut-ou trouver un homme ! (i/i.)
ALEXANDRE. Dublin , suivez-moi.
ETIENNE , se mettant défunt son père. Jamais !
ctCM.^ ^ se jetant dans les bras de son père. Mon père, ne nous quittez pas !
TOLS LES OUVRIERS , menaçant Alexandre et se groupant pour défendre Hubert. A bas ! à bas ! à bas !
oo6;:7ca<yan(Xion(Wf<rtonn<inri<>o.cMacc>QQQQQ^