‹ Étiologie De La Sclérose En PlaquesChapitre 29 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Un court exposé des raisons d'ordre clinique, anatomo-pathologique et sérologique nous a semblé montrer l'impossibilité de tirer des faits actuellement connus des arguments catégoriques quant à la nature infectieuse de la sclérose en plaques. Le problème de son étiologie reste à l’ordre du jour.

En ce qui concerne l'expérimentation sur l’animal, les résultats positifs ont été très rares, à part quelques paralysies des pattes postérieures chez des chiens et des lapins. L'absence des vérifications histologiques ainsi que l'existence de manifestations semblables chez quelques animaux témoins, nous permet de dire que ces travaux n’ont pas contribué à l’élucidation du problème. Toutefois l’on ne peut trop s’en étonner. La paralysie générale, d’étiologie cependant connue et bien établie, n’a jamais pu être communiquée aux animaux.

2. Les travaux de Guiraud sur les inclusions intramacrogliques sont décrits en détail. Comme pour les recherches de Steiner l'identification de ces formations demande beaucoup de soin et de patience à cause de la rareté des foyers. Des recherches en série sont nécessaires pour préciser si ces inclusions sont constantes et spécifiques pour CRUIques l’étiologie de la sclérose en plaques.

3. Les recherches des spirochètes par l'imprégnation à l'argent ont donné des résultats bien rares, sauf entre les mains de Steiner. Nos recherches personnelles n’ont montré de spirochètes typiques dans aucun des onze cas étudiés récemment. Gependant, dans cinq d’entre eux, des Structures ressemblant à des spirochètes ont été remarquées, quoique en petit nombre. Dans un cas soumis à notre observation, au cours de cet été, après une étude minutieuse des diverses plaques, deux structures extracellulaires seulement ont été vues. Leur forme, ainsi que leur possible origine à partir de la cellule sous-jacente, est décrite. Ces formes spirochétoïdes sont rares et d’une grande variabilité. Des recherches entreprises sur un plus grand nombre de cas permettront sans doute un jour de déterminer leur importance réelle.

4. Les cellules à inclusions argentophiles sont décrites en détail. Ces cellules ont été trouvées avec une remarquable constance dans les cervaux de malades atteints de sclérose en plaques et de paralysie générale. Une étude approfondie, par des colorations diverses, démontre leur nature microgliale, La présence de cellules identiques dans le pourtour de lésions hémorragiques d’origine non infectieuse, nous permet de supposer qu’il n’y à pas seulement que les débris des spirochètes qui puissent donner naissance aux Cellules chargées de granüles argentophiles. La phagocytose des produits de désintégration hémoglobiniques peut également leur donner naissance.

5. Le rôle du système réticulo-endothélial dans le système nerveux central est relevé par nous dans

Lo Cette Mob nous a paru ouvrir Fe voie à de nouvelles possibilités dans l’ordre de la recher- SR che biologique et de la thérapeutique. | ras

# Vu: Le Doyen, ans Le Président,

:G. Roussy. | - H. CrAUDE.

Vu et permis d'imprimer : ; an ; Le Recteur de l’Académie de Paris, ;

S. CHARLÉTY.

Qt

Tr +

BIBLIOGRAPHIE . CRUVEILHIER. — Anat. pathol. Paris, 1835-42. 2 vol. (fol.). . CLAUDE (H.). — Myélite expérimentale subaiguë par in-

toxic. tétanique. (Dans : Arch. de physiol. normal et pathol., vol. 29, p. 843, 1897.

. Purnam, T.J., Mc Ken, J.B., Morrison, L.R. — Histo-

genesis of experimental sclerotic plaques. (Dans : J. A. MA vol 97, p.#1091,;1991:)

. ConE, W., BARRERA, S.E. — The brain and the C.S.F. in

acute aäseptic cerebral embolism. (Dans : Arch. neurol. and psych., vol. 25, p. 523.)

FEeuILLtE, E. et Tuiers, J. — Production expérimentale de sclérose dans le syst. nerveux. (Dans : Rev. neurol., vol.1, p.606, 1926.)

. BERTRAND, Ivan. — Les processus de désintégration ner-

veuse. Paris, Masson, 1923.

. GRINKER, R.R., Bassor, B. — Dissem. encephalomyelitis

and its relation to other infections of C.N.$S. (Dans : Arch. neurol. and psych. vol.25, p.723, 1931.)

. Purnam, T.J. — Similarities between some forms of ence-

phalomyelitis and M.S$S. (Dans : Arch. neurol. and psych., vol.35, p.1289, 1936.)

. SACHS, H., STEINER, G. — Voir : Klin. Wochenschrift, vol.48, p.1714, 1934.

. MerriTT, H.H. — Cerebro-spinal fluid in M.S. (Dans : Brain, vol.b7, p.56, 1934.)

. Buzrock, 'W.ÆE. — The experimental transmission of dissem. sclerosis to rabbits. (Dans : Lancet, p.r185, 1913.)

. Kuaw, P., STEINER, G. — Voir: Med. Klinik, vol.13, P:-1007, 1917.

. SIMONS, À. — Voir : Neurol. Centralblatt, vol.37, p.129,

. KazserLan, F.— Zur Aetiologie der M.S. (Dans : Deutsche

med. Wochenschrift, vol.47, p.102, 1921.)

. GYE, (W.E. — Voir: Brain, vol.44, p.213, 1921.

. Apams, D.K. — Voir : Brit. med. J., p.84r, 1921.

. Apams, D.K., Bracxrook, (W.S., McLusxr, J.A.W. — Voir : J. path. and bact., vol.28, p.115, 1929.

KAUFFMANN O. — Zur Aetiologie der M.S. (Dans : Arch. für Psych., vol.82, p.576, 1928.)

re

Page 1