‹ Étiologie et pronostic du phlegmon de l'orbiteChapitre 19 sur 31 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

(De LAPERSON*E, rapportée par Faure dans th. de Bordeaux, 1902.)

Phlegmon de l'orbite consécutif à une sinusite frontale. Guérison.

Femme de vingt-cinq ans. Bonne santé antérieure. Légère attaque d’influenza. :

Le 16 février 1898, empâtement de la joue, gonflement de la paupière avec tuméfaction de la glande sous-maxillaire. Légère exophtalmie, rien au fond d'œil.

Opacité du sinus maxillaire. Opération par voie canine. Pus à staphylocoques. Le sinus frontal était pris, l’ethmoidal antérieur également. Guérison.

OgsERvaATION XX VII

(Professeur Panas, Progrès médical.

Paris, 1887, VI, n° 53 du 31 décembre.)

Peériostite suppurée des parois orbilaires consécutive à une sinusite frontale. — Drainage du sinus. — Guérison.

Abcès de la voûte orbitaire développé insidieusement sur le rebord supérieur de cette cavité. Le diagnostic est aisé, la collection ayant été antérieurement ouverte. Vers la partie moyenne du rebord orbitaire supérieur, orifice d'un trajet fistuleux.

La cause doit-elle être cherchée dans des antécédents bacillaires spécifiques? discute Panas. On ne trouve rien dans les antécédents. Par contre, l’état général est franchement mauvais : malade jaune ferreux, ayant des coliques de plomb. À un examen attentif, on fait deux remarques : d’abord l'odeur insupportable qui se dégage des narines, la muqueuse pituitaire du côté malade est rouge, tuméfiée, ulcérée et le malade dit rendre le matin des « eroûtes qui sentent le cadavre ». Ensuite, l'arcade orbitaire où existe

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un trajet fistuleux est considérablement tuméfiée, audessus et au-dessous du soureil, surtout du côté interne. En d’autres termes, la tuméfaction reproduit à peu près la forme et les limites du sinus frontal. |

On peut donc établir ainsi la suite des faits : corvza ulcéreux chronique à la suite d’une suppuration du sinus frontal et par voisinage, périostite orbitaire.

Anesthésie. Sonde SEAT est enfoncée dans le trajet fistuleux, dirigé en haut et en dedans; on arrive sur de l'os desséché, friable, et on pénètre dans la cavité même du sinus. Incision sur sonde et abondant écoulement de pus de la cavité sinusale. Agrandissement de l'ouverture et pansement antiseptique. Les jours suivants, lavages du sinus à l’eau boriquée et injections nasales d’eau bouillie. La suppuration tarie rapidement. Il n'y en a plus trace le septième jour après l'opération et toute tuméfaction du rebord orbitaire a disparu.

Observations anciennes.

b) Sans intervention sur le sinus.

OnservaTion XXVIII

. (Hope, 1883) Sinusite frontale chronique droite. — Phlegmon de l'orbite avec ostéopériostile. — Méningite. — Mort.

Homme, cinquante-cinq ans. Ecoulement purulent de la narine droite depuis deux ans. La pression sur tuméfaction de l'angle orbitaire interne et supérieur produit un à écoule-

ment de pus par la narine.

Aggravation des phénomènes généraux. Æxophtalmie. Incision : os rugueux au niveau du plafond de l’ orbite. Mort par méningite.

OnsERvaTION XXIX

(Bouror el LEcarD, 1875.)

Phlegmon de l’orbile avec ostéopériostite.

Sinusite frontale double. — Mort.

Soldat, vingt-deux ans. Coup de poing sur la région orbitaire droite il y a six mois.

Exolphtalmie. Céphalalgie. Fièvre. Phlegmon de l'orbite.

Troisième jour : fluctuation, incision parallèle à l'arcade ciliaire. Issue de pus.

Cinquième jour : hémiplégie, mort.

Autopsie. — Pus dans les sinus frontaux. Destruction du périoste orbitaire. Méningite suppurée.

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