‹ Étiologie et pronostic du phlegmon de l'orbiteChapitre 28 sur 31 · VII. Suppuration orbitaire profonde causée · texte numérisé non relu

VII. Suppuration orbitaire profonde causée

par une sinusite fronto-ethmoïdo-maxillaire

OBsEeRvATION LIV

(CLaovk, Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux, 21 février 1908.)

Abcès orbitaire par sinusite fronto-ethmoïdo-maæillaire. — Cure radicale de polysinusite. — V. : 1/6. — Atrophie papillaire. — Guérison.

Alice H..., cinq ans, rien dans les antécédents qu’une entérite légère. Soignée depuis dix jours pour fluxion de la joue compliquée de phlegmon orbitaire. Un rhinologiste appelé ponctionne et lave le sinus par voie alvéolaire. Mais la complication orbitaire va tellement vite qu’on es le D’ Fromaget.

Enfant prostrée, tous les signes d'une Riection profonde. OEil chassé de l'orbite. On transporte la malade à la clinique Pasteur où le lendemain on évacue d’urgence le pus collecté dans l'orbite. Le même jour, cure radicale de polysinusite. Suites normales, mais le nerf optique avait été trop profondément atteint : la vision est restée de 1/6 avec atrophie papillaire.

Suppurations profondes de l'orbite

dues à des causes diverses.

OgservarTIon LV (BaDueL, in Annali di ottamologia, XXI, fasc. 4 et 5.)

Abcès de l'orbite probablement d'origine bacillaire. Evacuation du pus. — Guérison.

Jeune fille de dix-huit ans. Père mort de tuberculose pulmonaire. Elle est malade depuis vingt jours : dépla-

— 77 + cement du bulbe, diplopie, syndrome de l’abcès orbitaire,

Début à l'articulation de l’apophyse montante du maxillaire supérieur avec unguis et apophyse orbitaire interne du frontal. Perforation secondaire et propagation de l’inflammation au tissu cellulaire de l'orbite et formation de l’abcès. Evacuation du pus. Guérison.

ORsERVATION LVI (D' Mazer, Marseille médical, 1898.)

Abcès de l'orbite consécutif à une gomme tuberculeuse et à l'ostéite produite. — Opération. — Guérison.

Rose C..., trois ans, présente une tuméfaction sous la queue du sourcil droit. Rien dans les antécédents.

Gomme périostée tuberculeuse du bord supéro-externe de l'orbite. Ostéite consécutive avec séquestre. Abcès. Opération. Guérison.

Il ne nous a pas été possible de trouver plus de détails ‘ pour ces observations, malgré toutes nos recherches.

OBsERvATION LVII (MACKENSIE.)

Abcès de l'orbite d'origine traumatique. — Opération. Ponction. — Guérison sans trace.

Mr H..., cinquante-six ans, se heurte violemment la région orbitaire droite contre un reverbère. Quatre ans après, saillie de l'œil droit, sans douleur. Tumeur de la partie supéro-interne de l'orbite. Ponction et évacuation du pus. Guérison parfaite.

OBsEervATION LVIII (MACkENSIE.)

Phlegmon de l'orbite d'origine inconnue.

Ponction. — Guérison.

Comte R..., soixante-dix ans, sujet aux catarrhes et aux

AL rhumatismes. A la suite d’alternatives de chaud et de froid, il est pris brusquement d’une douleur intense au front et aux tempes en même temps que l'œil droit. Puis formation d’une tumeur poussant l'œil hors de l'orbite. Exophtalmie considérable. On ponctionne et évacue une grande quantité de pus. Tout rentre dans l’ordre.

OgservaTion LIX (L. Borrnen, Nork Magasin for Lœgeridurskahm, 1891.)

Abcès de l'orbite, complication d’influenza.

Ponction. — Guérison parfaite.

Garçon de quatorze ans; influenza depuis huit jours. Sensibilité douloureuse de la joue droite et de l'angle de la mâchoire avec abondante salivation et gêne des mouvements de mastication. Puis gonflement de la paupière droite et protrusion de l'œil droit qui est en outre figé. La conjonctive est faiblement injectée et gonflée au niveau de la caroncule lacrymale. La vision, les papilles sont normales. La tumeur devient alors dure et trois jours après apparaît la fluctuation. On incise et évacue le pus orbitaire. La guérison est parfaite.

OBSERvVATION LX

(D' Leprar, Société belge d'ophtalmologie, 1897.)

Phlegmon de l'orbile, origine staphylococcique. — Ouverture spontanée puis débridement. — Guérison parfaite.

Enfant de quinze jours. Infection générale à staphylocoques. Fait un phlegmon de l'orbite également à staphylocoques, compliqué de nécrose de la paroi interne de l’orbite. Ce phlegmon s'ouvre spontanément et on le débride. Il donne un pus jaune, sans odeur. La guérison est rapide et complète.

NIUE

OgBservarTION LXI (CABANNES et LAMARQUES.)

Abcès de l'orbite profonde à pneumocoques, d'origine genérale. — Evacuation du pus. — Guérison.

Germain P..., deux ans, a présenté à un an de la diarrhée et des vomissements qui ont duré deux mois.

4 octobre. — Actuellement, l’état général est mauvais ; fièvre vespérale. Depuis trois jours, la fièvre est fort appréciable. L'œil gauche s’est enflammé et présente une exophtalmie marquée. On trouve des vaisseaux dilatés sur la paupière gauche qui est fort tendue.

- 8 octobre. — On incise la paupière et on arrive à 4 centimètres de profondeur environ sur une collection profonde Qui est évacuée.

25 octobre. — La guérison est complète.

Le pus était à pneumocoques.

OBsERvATION LXII

(D: Trousseau, Quinze-Vingts, Recueil d'ophlalmo., Paris, 1898.)

Phlegmon de l'orbite attribué à un coryza. — Evacuation du pus. — Guérison.

Fillette de neuf mois est prise brusquement le 1°’ janvier 1898 de convulsions violentes qui durent deux jours. Un examen complet ne révèle d’autre signe qu'un léger coryza et une légère conjonctivite.

3 janvier. — Exophtalmie. Ni diathèse, ni spécificité. Le professeur Panas examine la petite malade, attribue cet accident au coryza et conseille l'intervention.

6 janvier. — OEil fortement protrusé et dévié en dehors. Incision profonde dans le sillon orbito-palpébral supérieur : pus abondant, drainäge.

Guérison parfaite. Le pus contenait streptocoques et sta-

phylocoques.

CO

OBsERvATION LXIII (ANTONELLI, Soc. d'ophtalmo, Paris, 1900.)

Cellulite orbitaire profonde provoquée par une dacryocystile et amenant secondairement une sinusite frontoethmoïdale. — Evacuation du pus. — Guérison.

Mie M..., vingt-cinq ans, se présente le 18 avril 1899, à cause de larmoiement et d'une tumeur lacrymale de l’œ1l droit. Opérée quelque temps auparavant en province. La tumeur a la taille et la forme d'une grosse fève.

Le 31 mai, on débride le tissu cicatriciel à l’extrémité nasale du canalicule supérieur. Il s'écoule une quantité considérable de pus.

L'examen de la cavité nasale est négatif, de même que la diaphanoscopie.

On assiste alors à un mieux très sensible jusqu’à fin juillet. À ce moment et brusquement, la malade est prise de douleurs au niveau de la.tête du sourcil droit ; cette région est exagérément sensible à la pression, elle présente de plus une rougeur érysipélatoïde légère ; du pus s'écoule en abondance par la fistule orbitaire. :

On opère une seconde fois au début de septembre.

Le 6 octobre, la guérison est complète.

Nous pensons à propos de cette observation que l'étiologie, bien loin d’être précisée, n’est pas exacte. C’est non pas une dacryocystite qui se complique de phlegmon de l'orbite, mais une fronto-ethmoïdite qui se complique de dacryocystite et c'est la frontoethmoïdite qui est la cause du phlegmon de l'orbite. Nous aurions donc dù placer cette observation dans le groupe des phlegmons dus aux fronto-ethmoïdites. Du reste, dans notre bibliographie, nous signalons un

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malade opéré et guéri par M. le professeur Rollet : il était atteint d'une fistule juxta-lacrymale qui a guéri simplement par l'intervention sur les cellules ethmoïdales et le sinus sphénoïdal.

OgservarION LXIV (Clinique de M. le professeur RozLer, 1921.)

Phleymon de l'orbite par thrombo-phlébite suppurée de cause olitique. — Mort.

Le malade entre à l'hôpital pour une brülure de l'œil droit.

Antécédents héréditaires : On n’a pu avoir aucun rensei-

nement.

Antécédents personnels : Pas plus de renseignements. Cependant 1l aurait été soigné pour une méningite. A son entrée à l'hôpital, il est pâle, mais pas amaigri et ne présente aucun signe d'affection à un examen rapide.

Lundi 7 juin. — Le malade explique qu'ayant de violents maux de tête, il s’est appliqué sur le front de l’eau sédative. Un peu d'eau a glissé sur l'œil droit et a provoqué les accidents signalés : exophtalmie, mouvements limités, grosse tuméfaction des deux paupières, avec aspect ecchymotique de celles-ci. Conjonctivite intense. Début de symblépharon externe. Le malade ne souffre pas et n'accuse qu'une tension douloureuse.

Mardi 8 juin. — Le malade entre salle Saint-Charles, lit n° 5. La veille, il est venu à la policlinique présentant les signes d'inflammation de l'œil droit avec exophtalmie, mouvements limités, mais conservant une bonne vision, si bien qu'on hésite à le faire entrer dans le service, et ce n’est que sur ses instances et parce qu'il n’a pas de parents à Lyon qu'on l’accepte. Dès le lundi, on fait de la désin-

R. B. (ojts'

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