TOUS TROIS
Air : Pour l'honneur de la France.
Quelle rencontre aimable ' Nos cœurs doivent bénir Le destin favorable Qui vient nous réunir.
CLOTILDE, regardant autour d'elle. Il est parti... je respire.
HORTENSE, à la femme de chambre, montrant la porte à gauche de C acteur. Portez
ces cartons.... lu, au numéro six c'est
l'appartement qu'on avait retenu pour *moi.
BONNIVET, tenant une boîte en acajou. Et jette boîte , qui est assez lourde ?
HORTENSE, souriant. Ce n'est point à mon usage... c'est à mon frère Fernand , qui m'a priée de m'en charger... des pistolets de chez Lepage... (A Bonnivet.) Là, sur cette table, je vous prie.
Bonnivet pose la boîte sur la table, puis il passe à la droite d'Hortense *.
BONNIVET. Vous attendez donc votre frère?...
HORTENSE. Nous devons nous rencontrer ici, à Rouen, où nous nous sommes donné rendez-vous... Je viens de Paris, et lui de Bretagne... ou peut-être de plus loin .ncore... car c'est une tête éventée, qui n'a jamais de but et qui est capable de tout... excepté d'aller droit son chemin... (A Ciotilde.) Du reste, un charmant cavalier, que je te présenterai... car il brûle de te connaître, et t'adore déjà sur ton seul portrait.
BONNIVET. Le gaillard n'a pas mauvais goût, et ça prouve en sa faveur... Moi, j'aime d'avance tous ceux qui aiment ma femme.
HORTENSE, souriant. Je vois que vous êtes l'ami de tout le monde.
BONNIVET. Trop aimable... Ah! ça, si je vous gêne, vous mêle direz .. (Regardant sa femme. ) Oui?... je m'en doutais... vieux amies de pension qui ne se sont pas vues depuis long-temps... (A Hortense.) Si vous avez des emplettes, des commisvians, je vais faire celles de ma femme , ne Bonnivet, Hortense , Ciotilde.
vous gênez pas... trairey-moï comme un mari... trop heureux d'exercer auprès de vous par intérim.
Air de la Duqazon.
Adieu, d'être indiscret je tremble ; Je pars, de peur d'être fâcheux :
Vous avez à causer ensemble.