INTRODUCTION
Corydoras paleatus, le Silure qui fait l’objet de la présente étude fut « décrit par Jennyns en 1842, et importé vivant pour la première fois, en 1876, par le Français CARBONNIER. Sept spécimens parvinrent ainsi à Paris. Pendant le voyage de Buenos-Aytres à Paris, ils donnèrent des preuves évidentes de leur robustesse qui est presque incroyable. Pour une raison ou pour une autre, l’eau du bidon dans lequel on les avait transportés, se mit à fuir et les sept petits Corydoras furent forcés d’accomplir à sec, et sans être le moins du monde incommodés, les six dernières heures de leur long voyage ». (F. H. SToyE, Aquarium, Novembre 1934).
Ils sont inoffensifs, ne combattent jamais, pas méme entre mâles rivaux; ils ne s’attaquent ni à leurs petits, ni à leur œufs; on en peut mettre plusieurs dans un petit aquarium sans qu’ils se nuisent les uns aux autres. Ils sont d'importants facteurs d'hygiène; habitants du fond de l’eau, ils recherchent les bribes de nourriture que ies autres poissons ont délaissées et qui, d'habitude, souillent l’eau; ils vont même jusqu’à manger des corps morts; feuilles, daphnies et mollusques. Les Corydoras vivent normalement dans les eaux du Sud-Est du Brésil ainsi que dans les affluents
du Rio de la Plata; ils supportent facilement des températures variant de 13 à 29 degrés centigrades. Presque tous les amateurs les élèvent à cause de leurs particularités et du grand contraste qu’ils présentent avec les autres espèces maintenues communément en aquarium.
Le professeur FUHRMANN élève, depuis quelques années des Corydoras dans les aquariums de lInstitut de Zoologie. A'son instigation et sous sa direction, nous avons fait de nombreuses séries de coupes de spécimens âgés d’un jour a plus de 5 mois. C’est avec ce matériel que nous avons pu faire plusieurs observations intéressantes qui font l’objet de ce travail.
Nous saisissons cette occasion pour remercier tout spécialement le professeur FUHRMANN qui nous a proposé cette étude et qui nous a permis de la poursuivre sous sa bienveillante direction. Nos remerciements s’adressent également à M. Jean G. BAER, Docteur-èssciences, dont les conseils nous furent très utiles en maintes occasions.
Ce travail n’a certes pas la prétention d’être complet; nous avons envisagé ici les résultats les plus importants et les plus intéressants. La liste bibliographique comprend les principales publications relatives à ce travail.