partie supérieure de l'intervalle séparant les deux
capsules osseuses de la vessie natatoire, alors que, dans la plupart des cas, il se trouve au-devant des capsules mais non entre elles, comme chez Phreatobius par exemple.
Au contraire de ce qui se présente chez les Cyprinides et les Silurides, l'appareil de Weber est repré-
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senté par un seul osselet, présentant trois régions
distinctes qui ne ressemblent nullement aux quatre osselets de Weber. La forme de cet osselet se voit tres
bien sur notre dessein (figure 14) ce qui nous permet
de nous abstenir d’une description plus détaillée.
ni
Ainsi, il est difficile de croire que l’osselet unique de Corydoras soit le résultat de la réunion des quatre osselets de Weber, ceci d’autant plus que, chez les individus les plus jeunes, on ne trouve déjà qu’un seul osselet de chaque côté; leur développement est dù à une ossification directe.
De nombreux auteurs, NusBAUM (1881), BLOCH (1900), SacHs (1912), Rers (1905) et GuyÉNOT (1909) ont discuté de l’origine des osselets; tous s’accordent à reconnaître leur origine dans les apophyses des trois premières vertèbres. Chez Corydoras, nous avons observé que l’osselet dérive de la première ou de la deuxième vertèbre. La proximité de la capsule crânienne, rend
cette hypothèse obligatoire.
Fonctions de l'appareil de Weber.
Chez beaucoup de Poissons, la vessie natatoire et l'oreille interne sont mises en relation directe par le contact des membranes de la vessie natatoire et des vésicules auditives. Le contact peut aussi être indirect; dans ce cas, la vessie natatoire et l’oreille sont reliées par des osselets, exemple : le système de Weber cidessus décrit et grâce auquel l'oreille est reliée à la vessie natatoire par le claustrum, le stapes, l'incus et le malleus.
Le malleus peut effectuer une légère rotation dans un plan oblique comme par exemple chez les Cyprins, où dans un plan horizontal comme chez les Silures.
La vibration est ensuite transmise aux deux stapes
par le ligament interosseux et, si la vibration passe dans un plan médian, elle provoque la compression ou la dilatation des espaces périlymphatiques. A son tour, la périlymphe entre en vibration et est attirée ou refoulée; les ondes ainsi produites arrivent au sinus impar par l'intermédiaire duquel elles sont transmises à l’oreille interne.
Chaque dilatation de la vessie natatoire ou chaque vibration transmise par sa capsule osseuse, correspond à une compression de la périlymphe et partant, à un afflux d’endolymphe dans les saccules. Chaque contraction détermine dans ces liquides un mouvement contraire.
De nombreuses expériences ont été faites pour démontrer les oscillations du malleus, lesquelles sont en rapport avec la longueur du ligament interosseux. Plus il est court, mieux les oscillations sont transmises au stapes et pariant, à l’oreille interne. Les oscillations du malleus correspondent à celles qui sont provoquées par la dilatatioc® ou la contraction de la vessie natatoire. Il est possible que la longueur du ligament soit une cause de retard dans la transmission des oscillations mais peut-être doit-on l’interprêter comme un amortissement utile.
Il est probable que les sacs paraduraux jouent aussi le rôle d’amortisseurs puisque la périlymphe dans l’atrium, chassée par la pression des stapes, ne se rend pas seulement dans le sac endolymphatique, mais, par un petit canal, dans les sacs paraduraux. De ce fait,
l’'endolymphe ne reçoit qu’une partie des oscillations.
To (1908) établit que les variations de volume dé la vessie natatoire sont perçues dans le cerveau et dans la moelle; ceite opinion ne nous satisfait pas. Chez certains Poissons, le liquide céphalo-rachidien subit le changement de pression, résultat du fonctionnement de l’appareil de Weber. Il nous paraît elair que c’est le labyrinthe qui joue le rôle important d’enrégistreur, spécialement dans le saccule. Il est exact que le saccule joue un rôle important, mais il ne faudrait pas le considérer comme étant le seul organe sensoriel, car il est possible que les canaux semi-circulaires et l’utricule aient également un rôle à Jouer.
Une diminution ou une augmentation de volume dela vessie exerce son effet sur la fine membrane du sac endolymphatique, et il s’en suivra que lendolIymphe s’écoulera dans les saccules en mettant en mouvement les otolithes. Nous pouvons donc considérer le va et vient de l’endolymphe à l’entrée du saccule comme étant excitant principal de la sensibilité manométrique, excilant qui peut être renforcé par l’oscillation des otolithes.
NusBaAUM (1881) a observé chez la Carpe une petite tache accoustique supplémentaire qu’il appelle « macula ducti endolymphatici ». Elle est placée à la base des canaux afférents du sinus impar. NUSBAUM alla jusqu'à établir qu’elle sert à renseigner le Poisson sur les états de dilatation de sa vessie; de cette façon, le Poisson pourrait règler sa montée et sa descente. Cette fonction est très discutable; la seule opi-
nion acceptable est que les cellules sensorielles sont
impressionnées seulement par le passage d’une partie de l’endolymphe du sinus impar au saccule, ou inversement.
En faveur de l'hypothèse admettant que le saccule est l’enregistreur des fluctuations, on peut démontrer que chez Ameiurus et Phreatobius, où le saccule communique avec l’utricule dont l’ouverture est fermée par une sorte de valve, le saccule enregistre les changements de volume de la vessie. Le liquide, passant du sac endolympathique au saccule, dilate les diverticules à la base de l’utricule, et de cette façon sert à fermer la commuuication entre les deux parties du labyrinthe. Ainsi le saccule, et éventuellement la lagena, sont peut-être les seuls organes enregistreurs. Mais lorsque le liquide est envoyé en sens inverse, l’endolymphe passe de Putricule dans le saccule, et dans ce cas, l’organe sensoriel récepteur est la macula neglecta, placée tout près de l’ouverture par laquelle l’utricule communique avec le saccule.
Le rôle accoustique souvent attribué à l'appareïi de Weber est, dans certains cas, encore incertain. La vessie natatoire, chez l'Amiure et le Phreatobius. touche la peau des flancs et les vibrations sonores se transmettront facilement à ses membranes et par suite aux mallei, mais la présence de ligaments fera qu’elles arriveront au labyrinthe plutôt atténuées qu’amplifiées. Ces vibrations sont transmises par les osselets et se rencontreront dans le sinus impar.
L'appareil de Weber joué tout naturellement le
rôle d’un indicateur de la pression qui règne dans
Droite
l'eau. Grâce à ce manomètre, le Poisson est conscient du degré de tension de ses membranes, mais GUYÉnor (1909) observe que l’appareil de Weber déclenche par voie réflexe probablement, le relâchement du sphincter pneumatique, et, de cette manière, peut faire varier la pression intravésicale.
Chez le Poisson nageant librement, l’appareil de Weber joue le rôle d’un régulateur de la locomotion. Il est probable que le relâchement du sphincter pneumatique est précédé d’autres actes réflexes qui ont leur siège dans les nageoires. Le rôle de régulateur dans la locomotion et léquilibration du Poisson ne semble laisser aucun doute.
Les nombreux Poissons (Physostomes), qui ne possèdent pas d'appareil de Weber ont sans doute une compensation physiologique qui préside à ses importantes fonctions.
Conclusions.
Chez Corydoras l'appareil de Weber est situé plus en avant que chez la plupart des Silures; ceci provient de ce que la vessie natatoire est soudée à la tête. Les deux osselets, de structure assez difficile à décrire, entourent une cavité ovalaire contenant le sac endolymphatique; le tout est ainsi en relation très intime,
Le développement de l'appareil de Weber est très rapide. Il est difficile de croire que l’osselet unique de
Corydoras soit le résultat de la réunion des quatre
ri tee
osselets de Weber, parce que nous avons observé que cet osselet est développé complètement chez l’individu d’un mois; il est dû à une ossification directe. L’osselet dérive probablement de l’apophyse de la première ou de la deuxième vertèbre, car la proximité de la capsule crânienne rend cette hypothèse obligatoire.
L'appareil de Weber est plus simple chez Corydoras que chez tous les autres Poissons. Il consiste en un seul osselet, tandis que chez beaucoup de Cyprinides et Silurides l'appareil est formé de quatre osselets de chaque côté : Te claustrum, le stapes, l’incus et le malleus. Les dispositions simplifiées rencontrées chez Corvdoras augmentent ou diminuent probablement la sensibilité de cet appareil. Mais les observations faites sur les Poissons vivants montrent que les moindres secousses appliquées à la paroi de l’aquarium les impressionnent fortement sans doute à cause des vibrations de l’eau.
La relation indirecte existant entre la vessie natatoire et les vésicules auditives par un seul osselet chez Corydoras, a pour cffet probable que la transmission des oscillations de la vessie à l'oreille interne est plus rapide que lorsqu'il y en a quatre, comme c’est le cas chez Phreatobius, Ameiurus, etc.
Les fonctions de l’appareil de Weber que nous avons décrites antérieurement sont probablement les mêmes chez Corydoras, c’est à dire que cet appareil joue le rôle d’indicateur de la pression qui règne dans l’eau, de régulateur de la locomotion et d'appareil
acoustique.