‹ Etude anatomique et clinique de la sclérose en plaquesChapitre 5 sur 17 · SUR LA · texte numérisé non relu

SUR LA

SCLEROSi! EN PLAQUES

INTRODUCTÏQN.

sclérose eu plaques, dont on doit la première description à MM. Vulpian et Charcot, a déjà fait l’objet de travaux nombreux et importants^ si bien qu’on possède sur cette affection, tant au point de vue clinique qu’au point de vue anatomique, des notions très précises et très étendues.

Ce serait pourtant une erreur de croire que ce sujet soit complètement épuisé. Le diagnostic est bien souyent l’objet de difficultés insurmontables ; l’étiologie.est loin d’être exactement déterminée, et l’anatomie pathologiqiie présente des lacunes à combler. Quelle est la nature de la sclérose en plaques? Se distingue-t-elle par des caractères spécifiques des diverses myélites et scléroses de la

moelle? Ce sont là des questions qui ne nous semblent pas encore définitivement résolues. Ainsi donc, le dernier mot sur cette affection n’a pas encore été dit et le champ est encore ouvert aux investigations.

Nous avons eu l’occasion d’observer dans les services de MM. Vulpian et Bucquoy, dont nous avons eu l’honneur d’être interne, plusieurs cas de sclérose en plaques dont les caractères différaient essentiellement de ceux qui sont tracés dans les descriptions classiques. D’autre part, l’étude anatomique à laquelle nous nous sommes livré au sujet de cette affection dans le laboratoire de notre maître M. Cornil nous a amené à déterminer avec plus d’exactitude, si nous ne nous abusons, quelques-uns de ses caractères histologiques.

C’est principalement l’exposé de nos observations cliniques et de nos recherches microscopiques sur ce sujet que nous nous proposons de faire dans ce travail. Nous n’avons donc aucunement l’intention de faire une étude complète de la sclérose en plaques. Il s’agit simplement d’une excursion dans le domaine de cette affection.

Il nous semble utile d’indi():uer immédiatement l’ordre que nous avons suivi, et de montrer comment les différents sujets que nous avons traités se rattachent à l’histoire de la sclérose en plaques.

Ce travail, comme son titre l’indique, est divisé en deux parties principales ; la première comprend l'étude anatomique, la seconde l’étude clinique.

La première partie est divisée en trois chapitres.

Dans le chapitre nous nous occupons exclusivement de l’anatomie pathologique de la sclérose en plaques et

nous cherchons à en éclaircir quelques points, principalement en ce qui concerne la question de l'absence de dégénérations secondaires et le processus de la dégénération des tubes nerveux.

Dans le chapitre II nous faisons une étude comparative des diverses variétés de scléroses de la moelle. 11 nous a semblé que ce rapprochement pouvait servir à mieux faire ressortir les caractères anatomiques de l’affection que nous étudions.

Enfin dans le chapitre III nous traitons la question de la régénération des tubes nerveux de la moelle. Nous avons cherché à rassembler et à analyser les principaux documents relatifs à ce sujet qui se rattache indirectement, comme on le verra plus loin, à l'étude de la sclérose en plaques, et offre même, à ce point de vue, un assez grand intérêt.

La seconde partie est divisée en six chapitres.

Dans le chapitre 1*’“ nous résumons très brièvement l’état des connaissances actuelles sur l’histoire clinique de la sclérose en plaques.

Le chapitre II est consacré à l’exposé des observations qui sont la base de notre étude clinique. Elles sont au nombre de douze ; six d’entre elles sontinédites, et, parmi celles-ci, cinq nous sont personnelles ou, du moin'î, nous appartiennent en grande partie. Il nous a semblé inutile, après l’étude anatomique que nous avions faite, de donner, au sujet de chacune de nos observations, une description histologique des plaques de sclérose, si ce n’est lorsqu’elles présentent des caractères anormaux. Nous nous sommes contenté d’indiquer leur situation et nous

avons cru préférable de figurer leur siège que de le décrire, car pn peut de cette façon s’ep reryire un compte exact par un examen rapide, Mais nous devons faire remarquer que ces dessins sont en partiç sçhérpatiques et n’ont pas une précision absolurpent rigoufeuse, Ils représentent une série de coupes échelonnées de hput en bas. A la suite de chaque observation nous cherchons à faire ressort A ses traits essentiels.

Les chapitres suivants sont destinés à naontrer certaines variétés et certaines formes de la sclérose en plaques qui n’ont pas encore été étudiées ou ne Font été que d’une manière insuffisante, et dont nous fondons la des-* eription sur les observations qui précèdent.

L’hémiplégie dans la sclérose en plaques, quoique signalée depuis longtemps, ne nous semble pas avoir été suffisamment mise en relief. Nous consacrons à son étude le chapitre III.

Dans le chapitre IV nous étudions une forme spéciale de sclérose en plaques que nous appelons sclérose en plaques à forme destructive, et nous discutons à ce sujet la question de savoir quelle est la caractéristique de la sclérose en plaques.

Dans le chapitre V, nous nous occupons d’une variété de sclérose en plaques qui ne paraît pas avoir été signalée jusqu’à présent, se distinguant par la rapidité de son évolution^ et que nous désignons, pour cette raison sous le nom de sclérose en plaques à forme aiguë.

Enfin le chapitre YJ concerne une affection particjilière qui présente Fapparence symptomatique de la scier,o,^e

en plaques, tandis que l’autopsie vient montrer ultérieurement l’absence complète de toute lésion.

Nous devons remercier notre ami M. Marie, chef de clinique de la f apujté, de pops pvpfr poipniuniqué ses notes bibliographiques sur la sclérose en plaques.

Nous annexons à ce travail deux planches qui ont déjà paru dans les Archives de physiologie. Les dessins ont été exécutés à la chambre claire d’après nos préparations par M. Karmapski..

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