‹ Étude anatomique sur le segment cellulaire contractile et le tissu connectif du muscle cardiaqueChapitre 3 sur 36 · SIGNIFICATION GÉNÉRALE DU MUSCLE CARDIAQUE · texte numérisé non relu

SIGNIFICATION GÉNÉRALE DU MUSCLE CARDIAQUE

avec le noyau et les oylindres primitifs. Goiistitulion intime d'un cylindre primilif. La striation transversale est compliquée. Le disque mince n'a pas de disques accessoires. Le clivage observé et décrit par M. Ranvier appartient bien au disque contractile.

On sait, depuis les premiers travaux d'Érasistrate et de Galien, que le cœur, situé à l'origine de toutes les artères et constituant l'aboutissant de toutes les veines, est une poche contractile qui renferme du sang. Harvey montra de plus que cette poche est l'agent actif de l'impulsion qui conduit le sang dans les canaux de distribution et qui est l'origine par cela même de phénomènes mécaniques déterminant la circulation sanguine. Leuwenhoeck fit voir ensuite non seulement que la poche cardiaque est contractile, mais encore qu'elle est formée par des fibres striées à la façon de celles que l'on observe dans les muscles soumis à la volonté ; ces fibres diffèrent néanmoins des premières en ce qu'elles sont arborisées.

Leuwenhoeck indiqua de la sorte la différence capitale existant entre les fibres musculaires d'une masse contractile ordinaire analogue à celle du couturier, par exemple, et celles du muscle cardiaque : les premières sont comme des fils parallèles d'un écheveau non pelotonné, les secondes sont disposées à la manière des fils d'un réseau, alternativement séparées, rapprochées, et s'anastomosant sur leurs points nodaux pour se bifurquer encore.

Les anatomistes du siècle dernier, Richard Lower, Sénac, etc., firent voir en outre que les fibres cardiaques, ainsi anastomosées, forment des plans superposés et séparables les uns des autres par la coction dans l'eau bouillante. Les intervalles des plans ainsi séparés artifi ciellement étaient remplis par une substance gélatineuse

Page 1