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du chancelier et des surintendants, de Fouquet surtout, qui s'entendait avecColbert pour assurer Tordre' et conserver le pouvoir au Cardinal si le Roi mourait. Colbert joue déjà un rôle important et est autre chose qu'un simple intendant de grande maison.
Enfin, un médecin d'Abbeville fut autorisé, le Roi étant considéré comme perdu par ses médecins, à lui donnerdel'émétique, remède alors nouveau, et le sauva.
Délivré des graves inquiétudes qu'il avait eues pendant une dizaine de jours, Colbert écrit à Mazarin" :
La sanlé du Roi se trouvant en si bon état, il ne reste qu'à penser à celle de V. Ém., étant impossible qu'elle ne se trouve notablement intéressée par tant de veilles, tant de fatigues, accompagnées de toute la douleur qu'elle a ressentie de l'exlrème maladie du Roi. Je conjure V. Ém. de forcer un peu son inclination et de se mettre dans le régime pour quelques jours, afin de prévenir quelque grande maladie dont elle pourrait être menacée.
J'avoue à V. Ém. que la grande inquiétude qui a occupé tous les esprits depuis huit ou dix jours a interrompu depuis ce temps le soin de ses affaires. Je m'en vais à présent le reprendre avec le plus d'application qu'il me sera possible.
Une des principales affaires dont Colbert avait alors à s'occuper était le château de Vincennes, où Mazarin ordonnait de grands travaux, dont « l'excessive dépense » mettait Colbert en peine, d'autant qu'il y avait aussi à acheter le mobilier, les tapisseries\