Mort eu lu
COLBEP.T. 3
Cependant, cédant à ce besoin de s'anoblir qui dominait ^lûIs JaJiauUi Jbourgeois^^ prétendit descendre d'une famille noble d'Ecosse, les Kolbert, venue en France au xiii° siècle. « Les preuves s'en trouvèrent, dit Fabbé Legendre', dans le cabinet du sieur d'Hozier, qui était en réputation de créer des généalogies à ceux qui le payaient bien ». On envoya une mission en Ecosse; un bill du Parlement, en date de 1681, admit le fait, et, quelque temps après, on découvrit, dans l'église des Gordeliers de Reims, une tombe de marbre noir, avec un écusson au milieu duquel figurait la couleuvre tortillée en pal'. Autour de cette pierre, posée au bas des marches d'un autel, était gravée l'épitaphe suivante : « Cy-git ly preux chevalier
Richard Colbert dit ly Fscossois ki f. 1300. Priez
pour rame de ly ». Colbert conduisit un jour son gendre, le duc de Chevreuse, devant l'autel des Gordeliers, et le fit placer de telle sorte que cette inscription, à moitié effacée, ne pût échapper à son attention. Il fautliie le récit de cette visite dans les Mémoires de l'abbé de Choisy.
Colbert se piquait d'une grande naissance, el avait làdessus un furieux faible. Je ne sais s'il avait lort ou raison; je m'en rapporte aux généalogistes. Il fit enlever la nuit, dans l'église des Gordeliers de Reims, une tombe de pierre où était l'épitaphe de son grand-père, marchand de laine, demeurant à l'enseigne du Long- Vêtu, et en fit mettre une