Ibid.f JJ. 19S, n* 3oo
4^ Ordonnances des rois de Francs, t. XV, p. 118 et lao.
5. EDe figurait sans doate sur le registre JJ. 197 du Trésor des Chartes, qne HiiTentaire de Dupay indique déjà comme étant en déficit, flC q«i vml été penlu par Du TiUet (Bordier, Us Arehwss ds la France, p. i63). La dernière af&ire judiciaire de Villon ne peut pas être non plus édaircie par des recherches dans les arehiTet d» ToffidaEté d'Orléans, car cdes-d ne remontent paa an-ddà de Tannée i6ao. — U n'est pas possible, non plus, de tirer quelque lumière des registres du tabellionage de Menng, qut remontent au eonunencement du xt* siècle et qui contiennent parfois les écrous des prisonniers de l'èréqne d* Orléans, avec mention du motif de Femprisonnement. Nous avons, en effet, consulté,* dans l'étude de ■mitre Landron, notaire a Meung, le registre de maître Jehan le Pieotté pour l'année 1 461, et nous avons constaté a^ec regret qu'il ne renfermait aucune mention de ce genre ; ce fidt nous avait , du Nft», préalablement été affirmé par M. l'abbé Foucher, curé-doyen de Meung, lequel s'occupe «vee un lèle fort louable de l'histoire de
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durant ses dernières années, puisqu'il devait contenir renonciation de ses méfaits antérieurs et nous faire connaître Fépoque et la cause de sa condamnation à mort.
A peine sorti de la prison de Meung, Villon composa le Grand Testament, cette œuvre qui, seule, assurerait à son auteur le premier rang parmi les poètes du XV® siècle, cette œuvre, moitié bouffonne, moitié sérieuse, où les remords du criminel sont exprimés de Taccent le plus sincère, où son cœur saigne si cruellement au souvenir des années qui viennent de s'écouler et pendant lesquelles il a commis des fautes telles que, malgré toute l'étendue de son humilité, il n'ose les avouer publiquement. Mais il faut dire aussi que Villon, après avoir connu toutes les hontes, retrouvait dans son cœur quatre sentiments dont sans doute le juge étemel lui aura tenu compte : la foi religieuse, le patriotisme, l'amour filial et la reconnaissance; la foi religieuse, qui éclate dans plus d'une strophe du Grand Testament et qu'on retrouve surtout dans la ' prière à la Vierge qu'il composa à la requête de sa mère ; le patriotisme, dont deux vers sur
Jehanne, la bonne Lorraine, Qa*Anglois braslerent à Rouen
ainsi que la ballade où il anathémise ceux
Qui mal voudroient au royaume de France
FBANçois vnxoir^^ 91
sont des témoignages non équivoques; l'amour filial, qu'il exprime d'une manière touchante en songeant à sa c bonne mère v ; la reconnaissance, qui ne lui fait pas défaut lorsqu'il parle de maître Guillaume de Villon, ce vénérable chapelain, qu'il appelle c son plus que père ^, » ou de c Loys, le bon roy de France, » qui le délivra de la «c dure prison de Mehun ^. »
On ne saurait dire dans quels lieux le poète écrivit son œuvre capitale. Ce ne fut certainement pas à Paris, comme l'a cru un auteur presque contemporain , Eloi d'Amerval ^ , car Villon y parle d'un voyage récent dans lequel il avait recueilli quelques nouvelles des trois écoliers qui suivaient ses leçons six ans auparavant :
* Item, j'ay scea à ce Toyage,
Que mes trois poyres orpheUns Sont creus et Tenus en aage ^.
Or, Villon ne peut parler ici que d'un voyage à Paris ^, où il sera venu pour embrasser les