I. Aux pièces justificathres, sons le n* VI
a. Arebives nadonales, T. 5a3i, au a juillet 14H; X' i» m a6 janyier 1457 (▼. st.).
3. Lebeaf, Hist. de la viUe et de tomt le dioeèee de Paris, édit. Cocheris, t. m, p. 3a i. — Ce personnage est appelé Jac<pies Fournier faîne, n doit par conséquoit être distingué d'un homonyme qui figure aussi dans les documents du temps et qui fot le beau-pire du poète Martial d^AuTergne.
FKAjyÇOIS VIIJiON 'IO9
coimnenceiiieiit de Tannée 1449^; oe personnage devint curé de Ville-d'Avray et fat pronan le «4 février i45a à Tacolytat et le nS novembre i453 an sous-diaconat 2. Son c amie », Jeanneton de Millières, dont l'existence nous est révélée par une indiscrétion de Villon, figure sous la date du 18 février 1454 (v. st.) dans un registre criminel du Parlement, en raison d'un procès qu'elle soutenait alors contre une certaine Jeanneton Hngote K
Nous remarquons dans les Testaments deux personnes attachées au trésor royal. L'un, Pierre de Saint-Amand, dont la femme aurait mis Villon au « rang de caymant ^, » était clerc du trésor du roi en 1447 ^^ possédait une maison au' coin des rues iean-l^ainmollet et de Saint-Bon ^. L'autre, le sei- 1 gneur de Grigny, auquel Villon léguait en i456 la garde du château de Nigeon et neuf chiens, est plus^ oonna sous le nom d'Etienne Chevalier. Seigneur de Grigny par son mariage avec Catherine Budé en
1. Bibliotbèqve de llInÎTenité; reg. «kt pcociireiin de la Natkm de Fnmoe, f^ 104 r".
a. AxchiTes nationales, LL 17, f" 68 r* et 81 r*.
3. liiéi, X*^, «8. G*est à tort qu'on a éerit 18 lévrier i465dans un récent ourrage cité par M. Gaston Paris (Revme eriUque éthiê" toire et de Uttéraiurt, t. XFV, p. 198).
4. Grand Testament, hait. 87. — Saint-Amand est aussi nommé dans I0 Pétii Testament, huit. la.
5. Sauvai, Histoire et recherches des antiquités de Paris, t. Ht, p. 344-345.
IIO FRANÇOIS VILLON
1449 S Etienne fnt en i45o un des exécuteurs testamentaires d'Agnès Sorel , et le chroniqueur Jean Chartier le quaUfie à ce propos de secrétaire et trésorier du roi ^. Il avait encore cette dernière qualité lors de la mort de Charles Vil, qui le désigna aussi par son testament comme un de ses exécuteurs 3. Louis XI rinvestit également de sa confiance, car il fut l'un des commissaires que ce prince choisit en 1465 pour traiter avec la ligue du Bien Public ^ ; il mourut le 3 septembre 1474 ^*
Un élu de Paris est placé par Villon au nombre de ses légataires. C'est « sire Denis Hesselin » qui fiît peu flatté sans doute d'être dénoncé comme l'un des ^lus francs buveurs de la ville de Paris ^ ; Villon tei^ mine la strophe qui le concerne par cette sévère réflexion : «c Vin perd maint bonne maison. » Denis Hesselin, écuyer et maître d'hôtel du roi Louis XI, occupa la charge de prévôt des marchands de 1470 à
X. La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, a* édit.
t, IV, p. 434.
a. Chronique de Charles Vll^ roi de France, par Jean Chartier, édit. VaUet de Viriville, t. II, p. i85.