Chronique scandaleuse
FBANÇOIS YILLON II7
sées ^. En i456 , le poète dit, mais peut-être par ironie, qu'il se sent « très-tenu » envers ce personnage, dont Villon avait évidemment surpris le secret amoureux, car, en 1461, il lui légua un de profundis :
Pour ses anciennes amours, Desquelles le nom je ne dis Car il me herroit à tons jours.
Doit-on conclure de ces faits que Ythier Marchant était le rival préféré de Villon. Non, sans doute, puisque suivant le deprofundis en forme de rondeau, la maîtresse d'Tthier avait été ravie à la tendresse de ce dernier par la mort.
Le jeune Merle auquel Villon donne à gouverner son « change ^ » n'est vraisemblablement pas différent de « sire Jehan de Merle, changeur, bourgeois dé Paris 9 (dont nous trouvons mention à la date du 17 février 1457 ^), bien que dans le manuscrit de l'Arsenal les mots a le jeune Merle » , aient fait place au nom de « Germain de Merle. « Ce dernier personnage également contemporain de Villon, et sans doute parent de Jean de Merle, ne paraît pas, en effet, avoir exercé la profession de changeur; en effet, des actes de 1461 et de 1470 le qualifient « marchant, bourgeois de Paris *. »
I. Petit Testament, huit. 11. — Grand Testament, huit. 84. a. Grand Testament, huit. 116.