ANNEE
minutes une coloration bleu violet; on la voit devenir ensuite entièrement noire par réduction du sel d'argent employé.
L'incompatibilité existe donc bien d'une facon absolue.
7° Alcaloïdes facilement décomposables par les alcalis ou les sels alcalins (1). — Le chlorhydrate d’apomorphine rentre nettement dans cette catégorie. Lorsqu'on l’associe au pyramidon, on observe une coloration verte. Ici encore, le pyramidon agit comme un alcalin tel que le bicarbonate de sodium par exemple. On peut, il est vrai, retarder cette décomposition par une légère quantité d'acide chlorhydrique, mais il est encore préférable d'éviter l'association.
Les sels de cinchonine sont également incompa-
(1) Au moment de l'impression de notre thèse, nous avons eu sous les yeux une notice de M. Bretin (Bulletin de Pharmacie de Lyon, janvier 1906, p. 3-5), signalant une incompatibilité du pyra-
midon assez intéressante qui lui a été révélée par la formule suivante qu'il avait été chargé d'exécuter :
Chlorhydrosulfate de quinine . . . . .. 0 gr. 60 P\TAMITONEEER EE DES PR Pt ri u ne 0 — 50 Sirop de fleur d'oranger . . . . . . . . . 50 grammes Eau dise ENT ND Et 0 —
M. Bretin constata alors que « si l’on dissolvait séparément les deux substances dans un peu d’eau, le mélange des deux solutions donnait lieu à la formation d’un abondant précipité et le liquide filtré perdait sa saveur amère, »
«En remplaçant le chlorhydrosulfate par le sulfate dissous dans quelques gouttes d’acide sulfurique, on obtient des résultats semblables. »
Ce précipité ne se produit pas, d’ailleurs, suivant l'auteur, dans les solutions étendues.
En définitive, M. Bretin conclut à l’incompatibilité quinine- pyramidon. |
L'observation du fait précédent est très juste, ainsi que nous
spot
tibles avec le pyramidon ; nous l’avons vu incidemment à propos de l'extrait de quinquina et nous ne croyons pas utile d'y revenir.
8° Phénols. — Nous avons noté, en étudiant les propriétés physico-chimiques du pyramidon, que ce produit prenait une consistance huileuse par son mélange avec le naphtol et le chloral.
Indépendamment de ces deux médicaments en particulier, ce mélange liquide se produit d'une façon générale avec les phénols (acide phénique, résorcine, thymol, naphtols). Ce phénomène ne s'observe plus, tout au moins à la température ordinaire, avec les dérivés du phénol (salol ou salicylate de phénol, salophène ou salicylate d’acétylparamidophénol, acide picrique ou trinitrophénol).
Les liquides ainsi produits sont assez complexes de leur nature, mais on devra éviter leur formation tant que le produit qui en résulte n’aura pas été prévu, étudié dans ses effets thérapeutiques et admis par l'usage.
avons pu le contrôler nous-même, mais, à notre avis, elle n'infirme en rien ce que avons écrit plus loin (v. p.5#) sur les avantages de l'association du pyramidon et de la quinine.
En effet, l'observation précédente s'applique exclusivement à des sels de quinine à réaction ou en milieu fortement acide (SO‘H?).
On peut donc admettre que ce léger excès d’acide sulfurique détermine la formation d'un sel basique ou d’un sulfate double peu solubles.
Néanmoins. nous ne considérons nullement comme incompatibles les sels de quinine totalement privés d'acide sulfurique libre, tels par exemple : le chlorhydrate basique ou officinal de quinine, le sulfate basique, le bichlorhydrate, le valérianate, etc., que nous avons pu associer sans aucun changement ni inconvénient d'aucune sorte.
G. PÉGURIER. 4
LRQ ee
Le pyramidon ne devra donc pas, jusqu à plus ample informé, être ordonné concurremment avec les substances telles que le chloral et les divers phénols simples.
Nous venons ainsi de passer en revue les médicaments incompatibles du pyramidon. Nous ne prétendons pas qu'il n’y ait plus rien à y ajouter. Quoi qu’il en soit, nous devons dire, sans insister davantage, que le pyramidon na pas d'incompatibilité avec les corps suivants, très usités en médecine et avec lesquels nous avons pu l’'associer sans manquer aux règles primordiales de l’art de formuler :
Pepsine. Acide borique. Eau de laurier-cerise. Théobromine Hermophényl. Camphre.
Lécithine. Soufre doré Sb. Essence de térébenthine. Morphine (chlorh.). Kermès. Teinture kola.
Strychnine et sels. Cacodylates. Hernturencoica: Codéine. Arséniates. Extr. fl. seigle ergoté. Cocaïne. Méthylarsinates. Extr. fl. hamamelis. Salol. Oxyde de zinc. Etc.
Sulfate basique dquinine. Sous-acétate plomb liq.
Nous arrêtons là notre énumération ; notre étude des incompatibles en vue des associations possibles nous paraît suffisamment développée pour que nous n’ayons pas à nous attarder sur des réactions simplement négatives.
D'ailleurs, c'est moins à titre d'enseignement à retenir que nous indiquons ces derniers résultats que pour montrer combien les substances compatibles avec le pyramidon sont loin d’être les moins nombreuses.
Par une conséquence naturelle, on devra éviter la
AE des règle trop rigide qui commanderait de refuser toute association à ce produit.
Les tableaux suivants faciliteront d’ailleurs les recherches destinées à retrouver les corps qu'il faut s abstenir d'une façon absolue ou relative d'associer avec le pyramidon.
Iron
‘kH10S +) euruimb op “erqueyer np 79 *(doxrs no uorsnyjur) enbiseq aeJins eurmbumb np 97J810TA “euruimnb 9p senbrynosewreud *(°4 ‘099 ‘wrepaeo ‘juie)| ‘(ouwrfzue uos xed) 2J8F[NS0ApAUIOIHN) suoryeied91q 9[[IU94907) onbiqeie auto
«H1OS s MvVd S4T4N10$S SNAGANAU SNINNYL ÉRe El
ANININÔ 44 STIAS
SENVAAXXO
‘uopiwueuf4 np S4I1V712H4 Seiquedwoou, sep nesjqeL
‘auiOfOpOT ‘19J 2P 210pPO] ‘OuiZ 9P 91N10[7) "9AN91QUL 9p “197 9p “onbrurroea ; 97)07Y 91N10[49419q POV : ‘ a : SH 91 6 “onbr.
“(jouoydoxrur) ain on ja fa FMOmodte one enbraotd 2p19y ( 21R9419U 9pP ‘[e10[4o ep (ABASLERA P . . (8 .
s Ë (Svp ‘ur9st9) aixnue{9Âx( aUIPÂH 9J8PEUR À ULIIOSSY ; aulu0S1Y “(ouqnS) ‘unty ÉSoopor te ‘asseJod 9p ‘1074 den ‘(e7e1pAy101qn ) ‘(Svp 9181987) SH 91n10[49) ‘ou9sIuuR I, Say uwo4q ayeuesueumaq ‘IOWAUX auruoyaur) GIRAT ‘(pp moren) -noyoto np |senbnnooewreuqd “onbroze 9proy ronbrusqd opoy| ‘ourydiowody "SVP 9JP4IN «8H °10410[7) utUURI, suoreredoiq ‘oJu984ÂX0 NE
S4'I4VIIdI9 4 4 d n SE DNAROMONE ñAo SHNÔÜILNAHOU V STAIUNAOUAN S4'Ia VISNI SNOSIVNI4WON S4{IOIVOTV
apaZa__————————apa—————————————.———— ‘uopiueuf4 np Sn710Sav seigreduoou sep nesjqgeL
SHLNHOINTHLSV SAUAHILVN I4 SNINNVL
SYAIUHG LA SANHIO'IVH
S'TON4Hd SENVAAXO
IT
Pharmacologie du pyramidon.