CONCLUSIONS
1° Le pyramidon, dérivé deux fois méthylé et amidé de l’antipyrine, est une base faible dont nous avons déterminé le degré de basicité et qui s’oxyde facilement en donnant des réactions caractéristiques.
: 2° Nous avons montré comment le pyramidon peut donner à la distillation sèche de la pyridine aëcompagnée de vapeurs ammoniacales, former avec le sulfate de cuivre chauffé de la formaldéhyde et de la nitro-benzine avec l’acide nitrique.
3° Son essai analytique doit porter sur ses constantes physiques et ses réactions spécifiques décrites par nous (réactions astérisquées) ou par d’autres auteurs.
4 Son dosage peut se faire soit par notre méthode alcalimétrique directe avec la cochenille comme indicateur, soit par le procédé Astruc-Pégurier qui est la méthode alcalimétriqueindirecte avec l'acide picrique comme agent de combinaison et la phtaléine comme indicateur,
5° Le dosage simultané du pyramidon et de l'antipyrine dans un mélange frauduleux pourra se faire
Ra
par notre méthode volumétrique qui comporte deux dosages, le premier donnant les deux corps, et le second un seul grâce à la neutralisation du pyramidon par l'hélianthine ainsi que nous l’avons observé nous-
mêmes.
6° Nous avons déterminé les incompatibilités absolues ou relatives de ce produit et nous les avons résumées dans deux tableaux spéciaux.
7° Le pyramidon s’administre à des doses relativement faibles. Il augmente, selon nos essais, la solubilité de la quinine et peut être avantageusement associé à cet antithermique.
8 Son élimination par les reins s’est montrée complète en moins de deux heures. Nous avons critiqué à ce sujet les modes de recherche du pyramidon dans les urines
9% Les observations théoriques et pratiques montrent que le pyramidon est un bon analgésique et antipyrétique, contre-indiqué cependant dans le diabète et probablement aussi dans les affections du cœur et des vaisseaux.
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