‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 12 sur 133 · FIGURE VI · texte numérisé non relu

FIGURE VI

Larynx de Chien — Muscles :

(Vue latérale gauche après ablation de l'aile du cartilage thyroïde)

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devant le ventricule de MoRGAGNI, obliques du côté dorsal et aboral, et se terminent à la partie moyenne de la crête musculaire de l’aryténoïde. Quelques fibres vont se joindre à l’aryténoïdien transverse.

Recouvert par la lame latérale du cartilage thyroïde du côté ventral, il est en rapport du côté dorsal et interne, avec la muqueuse laryngée, Du côté aboral, il touche le crico-thyroïdien. Du côté oral, il est séparé en partie du thyro-aryténoïdien supérieur par le ventricule de MORGAGnI.

Il est constricteur de la glotte.

MUSCLE THYRO-ARYTÉNOÏDIEN SUPÉRIEUR

Ce muscle occupe une situation analogue, mais situé du côté oral du précédent. Il prend son origine à la face interne du cartilage thyroïde, près de la ligne médiane, et sur le cartilage de WRISBERG ; il se dirige du côté dorsal, passe par-dessus la crête musculaire du cartilage aryténoïde et se fusionne du côté aboral du cartilage de SANTORINI, partie avec son homonyme du côté opposé, partie avec l’aryténoïdien transverse. Quelques fibres s’attachent au cartilage.

Il est constricteur de la glotte.

A la face externe des muscles thyro-aryténoïdiens, du cricoaryténoïdien externe, et de l’aryténoïdien transverse, passent les branches de l’artère laryngée supérieure et de la thyroïdienne supérieure, ainsi que les filets des nerfs laryngés supérieur et inférieur. La branche anastomotique, entre les deux nerfs laryngés, glisse à la face interne du cartilage thyroïde parallèlement à son bord dorsal.

APPAREIL MUSCULAIRE EXTRINSEQUE

À ces muscles propres du larynx, muscles intrinsèques, il convient d’ajouter trois muscles pairs, qui supportent cet appareil complexe.

En effet, au cours de nos expériences, nous avons fréquemment remarqué l’action de la tension de ces muscles sur les muscles intrinsèques et d’ailleurs il y a interdépendance fonctionnelle dans la physiologie du larynx et du pharynx (toux, abois. mouvements respiratoires).

Ces muscles extrinsèques, superficiels, sont les deux sternohyoïdiens, les deux sterno-thyroïdiens et les deux thyro-hyoïdiens. É

MUSCLE STERNO-HYOÏDIEN

Ce muscle long, plat, va du manubrium sternal au corps de l'os hyoïde. Uni avec celui du côté opposé (souvent intimement),

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il recouvre la face ventrale de la trachée sur un plan immédiatement postérieur à celui du sterno-cléido-mastoïdien. En haut. il est recouvert par la peau, le peaucier et les plans cellulaires. En bas, le sterno-cléido-mastoïdien recouvre son origine sternale.

Les muscles sterno-thyroïdien et thyro-hyoïdien sont sur un plan juste postérieur.

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Stylo-hypidien [Rare].

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CZ À Hye-pharyngien[ RL] Sterno-hyoidien. < Plerygo -staphylin .

Thyro - hyoidien . CS 77 Thyro- pharyngien ps

C | . Dr con pharyn es inferieur rico- thyrotdien =-----

Sterno- thyrotdien.------ TFachee. 2—---- - 2e Cesophage.

FiGuRE VII

Larynx de Chien (Rapports musculaires)

MUSCLE STERNO-THYROÏDIEN

Ce muscle long, étroit, va du sternum où il prend une origine commune avec le sterno-hyoïdien, au cartilage thyroïde. Il recouvre la face ventrale puis externe de la trachée,

MUSCLE THYRO-HYOÏDIEN

Ce muscle, véritable prolongement du précédent, plat, charnu, va du bord aboral et du bord interne de la moitié de la branche

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fourchue de l’os hyoïde vers la ligne oblique du cartilage thyroïde et le tiers moyen de la ligne aborale de celui-ci.

Ces muscles reçoivent leur innervation de l’hypoglosse par la branche descendante, soit par un nerf commun, soit par des branches distinctes.

Les relations anatomiques et leur importance chirurgicale nous obligent de dire quelques mots de la trachée et de la cavité pharyngienne.

TRACHEE

En forme de cylindre légèrement aplati dans la direction dorsoventrale, la trachée est formée de 42 à 46 anneaux cartilagineux, en forme de C, dont les bords libres postérieurs sont réunis par des muscles lisses. Une membrane de tissu conjonctif fibreux revêt ces muscles.

Du côté dorsal, elle est en rapport avec l’œsophage. Du côté ventral, elle répond aux muscles sterno-hyoïdiens et sterno-thyroïdiens et à leur interstice médian. Latéralement, elle est en rapport avec le corps thyroïde. Le paquet vasculo-nerveux du cou (artère carotide primitive, veine jugulaire interne, vagosympathique) monte parallèlement à elle, profondément, recouvert par le sterno-cléido-mastoïdien. Dans l’angle trachée-œsophage, de chaque côté, mais plus apparent à gauche, le récurrent avec les petites branches qu’il détache aux anneaux de la trachée.

CAVITE PHARYNGIENNE

La cavité pharyngienne forme en arrière du larynx, une gouttière se rétrécissant vers le bas avant de se continuer par l’œsophage.

Ses rapports sont intimes avec le larynx ; non pas par le constricteur moyen qui s'attache sur les cornes de l’os hyoïde, mais par le constricteur inférieur qui forme une sangle étalée avec son homonyme, prenant naissance par deux faisceaux thyro-pharyngien et crico-pharyngien.

La muqueuse tapissant cette cavité se continue en avant avec celle tapissant le cricoïde et les aryténoïdes qu’elle enveloppe avant de plonger dans le larynx. Cette disposition est capitale à connaître lorsque nous étudierons les muscles postérieurs du larynx qu’il faudra mettre à nu.

GLANDES THYROIDES

L'origine embryologique, les relations anatomiques (vasculaires et nerveuses), l’intérêt physiologique (nutrition des cartilages) nous ont amené à nous occuper des glandes thyroïdes.

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Nous verrons, au cours de nos expériences, certains faits qui, sans être encore suffisamment expliquables, justifient l’adjonction des thyroïdes à cette étude.

Chez le chien, le corps thyroïde se compose de deux lobes latéraux réunis par un isthme médian qui manque ordinairement chez les petits chiens et est inconstant chez les chiens de taille moyenne (figure VII).

Ces lobes sont relativement grands, un peu étirés en longueur et effilés aux extrémités (cornes). Ils sont situés des deux côtés et parfois un peu en arrière de la trachée, immédiatement du côté aboral du larynx. Ils reçoivent le plus souvent deux pédicules vasculo-nerveux (supérieur : artère thyroïdienne supérieure et nerf thyroïdien — inférieur : artère thyroïdienne inférieure et quelques filets nerveux) ; parfois, il existe un troisième pédicule moyen. Les lobes adhérents et fixés du côté oral sont libres du côté aboral. Il faut connaître la possibilité de glandes thyroïdes accessoires.

L’artère carotide primitive et le vago-sympathique longent le bord dorso-externe du corps thyroïde. A sa face externe on remarque la racine ventrale du premier nerf cervical.

Le corps thyroïde recouvre les récurrents.

Les glandes parathyroïdes forment chez le chien deux petits corps de forme lenticulaire accolés aux thyroïdes elles-mêmes.

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