EXPERIENCE LXXIII
17 juin 1932. Chien de 6 kilos (fox amaigri et déprimé). Morphiné à 14 heures.
(14 h. 1/2) Trépanation gauche : on trouve un hémisphère gauche en pleine réaction méningitique (liquide céphalo-rachidien séro-purulent). Les adhérences de la dure-mère avec la table interre font qu’elle se déchire au cours de l’opération. Grosse perte de sang. On fait une injection intraveineuse de 80 c/m$ de sérum physiologique chauffé. La zone motrice laryngée a une apparence fongueuse à gauche ainsi que tout le gyrus ; pas de réponse aux excitations dans cette région.
(15 h.) Trépanation droite : l'hémisphère droit est en assez bon état et l’on obtient des réponses dans toute la région motrice.
On dégage les nerfs laryngés inférieurs.
Excitation du centre cortical droit (constriction) :
Adduction (shunt de 3.000 ohms) :
Rhéobase 35 v Capacité chronaxique 35 Chronaxie 0 « 11
Excitation des nerfs laryngés Re 2
Gauche 2 v 5-3 Droit 3 v 8-2
5-2 v 5 Chronaxie 06 13 0-3 v 8 Chronaxie © « 08 Nouvelles mesures :
Droit 2 v 4-12-2 v 4 Chronaxie 0 « 044 Gauche 2 v 5-30-2 v 5 Chronaxie C 611 (16 h. 1/2) Ablation à la curette (superficiellement) de la région du centre cortical gauche (d’ailleurs inexcitable). Excitation des nerfs laryngés inférieurs.
Droit 2? v 7-12-2 v 7 Chronaxie 0 « 044 Gauche 2? v-25-2 v Chronaxie 0 « 09 (16 h. 45) Ablation à la curette de la région du centre cortical droit. É Excitation des nerfs laryngés inférieurs.
Droit 3 v-12-3 v Chronaxie 0 « 044 Gauche 2? v 2-12-2 v 2 Chronaxie 0 « 044 Nouvelles mesures après repos d’une demi-heure. Droit inexcitable.
Gauche 2 v-12-2 v Chronaxie 069044 (17 h. 20) La respiration se ralentit beaucoup, l’animal meurt. Section du nerf laryngé inférieur gauche.
Excitation du bout périphérique de ce nerf.
({78h:225) 2 v-12-2 y Chronaxie 0 « 044 (79h50) 2 v-15-2 v Chronaxie 06 055 (AW 255) 2 v-20-2 x Chronaxie 0 5 074
En résumé :
La suppression de la zone corticale motrice eonstrictive du
larynx entraîne un abaissement marqué de la chronaxie du nerf laryngé inférieur hétéro-latéral (comme la cocaïne).
Une lésion pathologique de cette zone semble entraîner les mêmes modifications.