‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 34 sur 133 · MANS · texte numérisé non relu

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FIGURE XV Larynx de Chien -— Enregistrement (coupe transversale, portion antérieure, vue postérieure) Ballonnet de baudruche intralaryngé introduit entre les cordes vocales par une brêche trachéale

antérieure haute.

Il nous faut dire un mot de la technique employée pour l’enregistrement des pressions lorsque nous faisions des expériences

sur les nerfs vaso-moteurs.

Ces expériences ont surtout porté sur les modifications de la

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pression artérielle périphérique et en particulier d’un territoire isolé : territoire thyro-laryngé.

Dans les premières expériences nous nous sommes contenté de mesurer cette pression, mais il est important de connaître les modifications simultanées de la pression centrale et pour cela nous avons employé le plus souvent la méthode d’enregistrement des deux pressions par deux manomètres convenablement réglés et tels que linscription se fasse sur le graphique, sur la même ordonnée.

La finesse des artères thyroïdiennes empêchant d’introduire une canule à son niveau, nous avons placé la canule artérielle olivaire au niveau de l’extrémité supérieure de la carotide primitive. Nous découvrions cette artère au cou, de façon à être placé en dessous de l’origine de l’artère thyroïdienne supérieure. Nous pratiquions une ligature à ce niveau et nous introduisions la petite canule dans le bout céphalique en dirigeant l’ouverture de celle-ci vers le haut après avoir évacué le sang du vaisseau et obturé celui-ci avec une petite pince sangsue (fig. X).

Enregistremsnt des prescions (ce:ntrale et périphérique) au moyen de deux manomètres à mercure convenableme réglés.

Le manomètre et le tube le reliant avec la canule-ampoule ainsi que cette dernière, avaient été préalablement remplis de solution anti-coagulante (sulfate de magnésie à saturation), une pression suffisante ayant été établie grâce à un jeu de pinces de Mohr pour équilibrer ultérieurement la pression artérielle.

La canule, fixée solidement dans la lumière du vaisseau, on libérait l’artère et on ouvrait le circuit manométrique pour inscrire sur un cylindre enregistreur les modifications de la pression.

Souvent on pratiquait une double ligature haute portant sur la carotide interne au-dessus du bulbe et sur la carotide externe après l’origine de l’artère laryngée supérieure, On isolait ainsi un territoire artériel défini dont on étudiait les variations de pression : toute baisse de pression indiquant une vaso-dilatation (d’ailleurs forcément suivie d’une hausse de pression).

Dans la plupart de nos expériences, on adjoignait à ce premier système manométrique enregistreur un second système en relation avec le bout central de la même carotide primitive, pour pouvoir comparer les deux tracés.

Les excitations portaient soit sur le nerf laryngé supérieur, soit sur le sympathique. Nous employions dans ces cas, le système des excitations itératives, car, dans aucun cas, l’excitation unique ne donna de modifications.

Pour ce qui est de la trépanation et de la préparation du cortex du chien, nous traiterons ce chapitre au début des expériences correspondantes.

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Innervation motrice du larynx Muscles extrinsèques et intrinsèques

Dans une première série d'expériences, nous avons étudié principalement l’excitabilité du système neuro-musculaire du larynx (muscles laryngés proprement dits et muscles péri-laryngés).

Les mesures ont été prises par la méthode des condensateurs.

Les expériences faites sur des chiens profondément endormis nous ont permis, en mesurant l’excitabilité par excitation du nerf moteur, de déterminer des chronaxies correspondant à des chronaxies de constitution, sans avoir recours à une section nerveuse, l’action du centre étant suffisamment supprimée par l’anesthésie au chloral.

Chez tous ces chiens, préalablement morphinés, nous avons injecté, dans la cavité péritonéale, une quantité de la solution de chloral correspondant à 2 à 3 cm$ de solution à 10 % par kilo d'animal,

Nous ne répéterons pas la technique opératoire que nous avons décrite dans le chapitre précédent. Nous expliquerons seulement la façon dont sont inscrites les mesures.

Les chiffres inscrits indiquent successivement le chiffre de rhéobase, la capacité chronaxique, le chiffre de rhéobase… jusqu’à ce que la capacité chronaxique soit convenablement encadrée par deux valeurs identiques du voltage rhéobasique.

Nous avons inscrit les chiffres entiers correspondants :

Pour les rhéobases à 1/200 du potentiel total utilisé (exemple : dans le cas de deux éléments de deux volts une unité correspond à 4X1/200 soit 2/100 de volt).

Pour les chronaxies, nous avons employé constamment Ja même unité : le millième de microfarad.

Dans les premières expériences, nous avons traduit ces chiffres dans leur valeur absolue : rhéobase en volts, chronaxie en 5 (millième de seconde) .

Ultérieurement, nous nous sommes contentés de traduire seulement la chronaxie.

D'ailleurs, dans ces mesures, nous avons seulement indiqué les trois chiffres définitifs : rhéobase, chronaxie, rhéobase dont l'encadrement précisait la valeur de la chronaxie. Ce n’est que

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dans les premières expériences que nous avons indiqué la suite des chiffres que nous obtenions avant d'obtenir l’encadrement exact de la capacité chronaxique.

Presque toutes nos mesures étaient déterminées par la recherche du voltage ou de la capacité liminaire correspondant au seuil de contraction musculaire par excitation du nerf (mesures faites en circuit shunté). Ce n’est qu’exceptionnellement que nous avons pris des mesures par excitation directe du muscle (auquel cas nous avons déshunté le circuit pour garder la même valeur de la résistance équivalente : 10.000 ohms).

Nous avons exploré d’abord les filets nerveux des muscles extrinsèques provenant des nerfs cervicaux antérieurs et contenus dans l’anse de l’hypoglosse de laquelle ils se détachent, puis ceux des muscles intrinsèques du larynx, branches terminales du nerf laryngé inférieur.

Au début, nous avons opéré surtout sur les muscles intrinsèques isolément, puis, nous avons entrepris l’étude de chaque muscle d’une façon systématique.

Ce n’est qu’en dernier ressort que nous avons commencé à pratiquer des sections nerveuses pour voir les modifications de chronaxie qui en résultent,

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