‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 62 sur 133 · MUSCLES INTRINSÈQUES · texte numérisé non relu

MUSCLES INTRINSÈQUES

Pour les muscles intrinsèques, il a été le plus souvent difficile de mesurer leur chronaxie sans déterminer des modifications importantes dans leur statique et il en est souvent résulté des changements dans leur valeur.

Influence de la tension sur la chronaxie. — Dans l’expérience III, nous avons vérifié qu’à la suite de la perte de tension du muscle thyro-aryténoïdien (par ablation complète de l'aile latérale du cartilage thyroïde) la chronaxie s’élève.

Dans l’expérience XVIII, les mesures de dilatation correspondant à l’excitation du nerf laryngé inférieur donnaient :

à droite : 0919 ; à gauche : 0o19.

Après ablation des deux ailes du cartilage thyroïde, on obte-

naït :

à droite : 0628 ; à gauche : 0626.

On voit donc que cette élévation n’est pas négligeable.

Entre les groupes tenseur, constricteur et dilatateur existent souvent des différences de chronaxie importantes.

On peut dresser les deux tableaux suivants (tableaux II et IID) :

Nous avons ainsi trouvé :

4 fois les dilatateurs supérieurs aux constricteurs ;

2 fois inférieurs ;

6 fois égaux et dans ces cas l’anesthésie nous a paru plus profonde.

D'ailleurs les mêmes oppositions existent avec les muscles tenseurs qui présentent eux-mêmes souvent des différences importantes de chronaxie entre eux.

On voit donc la difficulté de se faire une idée précise des relations existant entré ces trois systèmes. Et ceci, d'autant plus que le sommeil profond dans lequel étaient le plus souvent plongés nos animaux, avait plus tendance à égaliser les chronaxies des différents muscles, ce qui s’explique par l’absence de la subordination au cerveau, (Le sommeil tendant à égaliser les chronaxies des antagonistes).

Dans certains cas cependant la différence a été notable, atteignant même une fois (exp. XIID) le rapport du simple au double.

TaABLEAU

Chronaxie des muscles intrinsèques du Larynx (Mesures prises par excitation des branches nerveuses propres des muscles avant toute section nerveuse)

RE

MUSCLES TENSEURS CONSTRICTEURS Her Expé- Crico- Crico- ; Ras Criconn ON Mopo D AR Er ee supérieur inférieur droit | gauche] droit | gauche les eue droit | gauche droit | gauche | | IV 0615/0516 0621 017 047 V 0 5 28 0 5 24! 0 « 20 0 5 26| Oc 27 VI 0635/0632 0 6 26, 0 ç 22 0 « 24 VII 0611/0518 0 & 291 0 6 27 0 s 24| 0: 29 VII [0027/0027 0622] 0622 0 & 25| 0 « 24 0 « 20 XI 0612/0012 0 6 19) 0 & 19) 0 & 20! 0 20] 0 6 22] 0 o 23] 0 o& 28] 0 o 22] 0 5 25| Oo 21 XII |0613| 0 514 0 6 19 0 4 21] 0 5 20 0 5 20 XII |0513| 0 5 12 0 5 10) 0 5 10 0 5 26| 0e 24 XIV [0609/0609 0 513 XV 0 « 09 065075 0 « 22] 0 5 22 0:18 XVI | 024] 0 5 24 0 5 26| 0 6 31 Del XVII | 0611/0612, 0520/0619 0 ; 22 XIX |0o19/0619 0615/0651 0615) 0:45

Au point de vue de la chronaxie des muscles extrinsèques et intrinsèques, nous voyons que leur valeur est sensiblement comparable. Les muscles intrinsèques innervés par le nerf laryngé inférieur présentant cependant une chronaxie légèrement supérieure en moyenne à celle des muscles extrinsèques périlaryngés innervés par les racines cervicales venues par la branche descendante de l’hypoglosse.

D'ailleurs, comme dans toutes les expérimentations, il existe des animaux dont les chronaxies sont systématiquement plus élevées que la moyenne (exp. XVI), d’autres, au contraire, dont les chronaxies sont plus basses (exp. XIV).

Excitations du nerf laryngé inférieur

Suivant les cas, et dans les conditions de nos expériences, l’excitation du tronc du nerf laryngé inférieur nous a donné : Le plus souvent des dilatations de la glotte : Exp. XVI, XVII XVIII XIX, XX.

re

Quelquefois des constrictions :

Exp. VI, XIV (au début), XV.

Nous verrons, au chapitre suivant, l'interprétation de cette opposition apparente.

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