‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 64 sur 133 · BI · texte numérisé non relu

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Il faut remarquer qu'avant même d’avoir pratiqué la section du nerf, la chronaxie du muscle thyro-aryténoïdien inférieur montait spontanément,

Dans l’expérience XVIII, nous avons mesuré les chronaxies des muscles thyro-aryténoïdiens inférieurs avant et après section des nerfs laryngés (supérieurs et inférieurs) (examen des seuils fait par voie externe).

Thyro-aryt. inf. droit : 0 «33 (avant section), 0 « 16 (après section).

Thyro-aryt. inf. gauche : 0627 (avant section), 0520 (après section).

Dans l’expérience XIX, nous avons mesuré les chronaxies des muscles crico-aryténoïdiens postérieurs et thyro-aryténoïdiens inférieurs :

7 Après section Après section ses Re ne inférieurs Crico-aryt. postérieur :

DÉCORER enr et 0615 0 6 26 0618 SAUCE ee pre: 0615 0615 Thyro-aryt. inférieur :

RENE RS RE ER 0615 0613 0615 PAUCHE TN ne te ru 0615 0517 0517

Dans l’expérience XX, nous avons mesuré la chronaxie des mouvements de dilatation obtenus par excitation du nerf laryngé inférieur :

Après section Après section Au début des nerts laryngés des nerfs laryngés

inférieurs supérieurs a droite -..— Oo17 0615 puis 0613 0511 à gauche ... 0615 0613 puis 0614 0612

Dans ces trois dernières expériences, on voit que la chronaxie est légèrement diminuée par la section du nerf excité.

Dans la suite, nous avons cherché à observer les modifications apportées par ces sections et surtout en nous plaçant en dehors de la phase où l’anesthésie est profonde, Les mesures devant être prises en fin d’expériences lorsque l’action de l’anesthésie commence à se dissiper afin de saisir si, comme sur d’autres nerfs, on note d’une façon plus régulière le passage d’une chronaxie de subordination à une chronaxie de constitution.

Nerf laryngé supérieur et nerf laryngé inférieur Excitations centripètes du nerf laryngé supérieur Réflexe sensitivo-moteur

L’excitation du bout central d’un nerf laryngé supérieur provoque des mouvements de la glotte (SLUDER a signalé ce fait). Nous avons étudié ce réflexe.

Nous nous attendions à voir, comme dans la plupart des réflexes, un fonctionnement itératif et nous nous apprétions à faire une étude de la sommation et des différentes lois qui la régissent. Or, pour des excitations à la fréquence de 8 par seconde, on obtenait des contractions de la glotte exactement rythmées sur ces excitations. Nous avions donc affaire ici à un réflexe du type de ceux que SHERRINGTON a appelés : « réflexes d'emblée » et qui sont mis en jeu par une seule excitation. Le problème était donc simple : il s’agissait de mesurer la chronaxie de Ia voie centripète et de la voie centrifuge et de voir si ces deux voies étaient isochrones.

Les animaux sur lesquels nous avons opéré étaient endormis au chloralosane. Au moment des mesures, l’anesthésie était toujours légère.

Les mouvements glottiques étaient mis en évidence par l’inscription des mouvements transmis au tambour enregistreur par le ballonnet introduit dans l’orifice glottique par une fenêtre trachéale haute alors qu’une trachéotomie basse avait été par ailleurs pratiquée. On vérifia plusieurs fois au cours des expériences la fidélité de la méthode par l’examen direct des cordes. Le seuil correspondait à la plus petite contraction des cordes qui soit enregistrable.

Comme toujours les mesures étaient prises :

Pour la rhéobase, par le chiffre donné par le potentiomètre ;

Pour la chronaxie, par la capacité mesurée en millièmes de microfarad, que l’on traduisait en 6 (millièmes de seconde).

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