OS MENT
8 7 6 S # 3 2 1 Secondes
Durée de la Sommation Graphique 1 Lois de Nombr:s
chronaxie variant entre 067 et 151. La moyenne des chiffres observés étant de 156. (Nous avons trouvé le même chiffre lorsque nous observions une hausse de pression au lieu de la baisse ordinairement enregistrée).
Chez deux chiens cependant, nous avons trouvé une valeur anormalement basse de la chronaxie : dans l’obs. LV : 0619 et dans l’obs. LVI : 0c11 puis 0617, mais ces chiffres paraissent tout à fait aberrants.
Les différentes lois de sommation peuvent être représentées par des courbes.
Pour les lois de nombres, nous avons porté les temps de sommation (ou nombres d’excitations) en abcisse, les voltages liminaires en ordonnée.
Nous pouvons ainsi tracer les trois courbes correspondant aux expériences XXXII, LV et LVI (Graphique 1).
Nous avons groupé ces trois courbes en ramenant le départ de leur ordonnée à 100 pour 8 et 6 secondes et nous avons établi une courbe moyenne représentant la loi de nombres et dont les courbes mesurées s’écartent très peu (Graphique 2).
Voltages.
oo! /
64 48 32 | 16 8 Nombres
8 % 6 ) 4 3 2 1 Secondes.
Graphique 2
Lois de nombres (ramenées à ia même origine) — Courb: moyenn?
Pour les lois d’intervalles, le nombre des expérienecs où les mesures ont été prises montrent une diversité relative de toutes
les courbes qui, cependant, gardent toujours une allure analogue. (Nous n’avons groupé que celles dans lesquelles nos mesures ont été assez étendues (au moins jusqu’à l’intervalle 1/2) qui sont les seules donnant une forme suffisamment représentative (Graphique 3).
Voltages.
Mtervalles.
Graphique 3 Lois d'Intervalles
Comme pour les lois de nombres, nous avons groupé les différentes courbes en ramenant le départ de leur ordonnée à 100 pour l'intervalle 1/8° et nous avons établi une courbe moyenne (Graphique 4).
Dans l’ensemble, nous avons constaté que les courbes correspondant à des valeurs moindres de la chronaxie présentent une allure un peu plus redressée que les autres.
L’intervalle utilisé dans nos excitations était de 1/8° au début. Nous avons observé, en établissant les lois d’intervalles que les courbes commencent à se relever à partir de 1/6. Nous prendrons donc cet intervalle de 1/6° comme intervalle efficace.
Le temps de sommation était en général de 6 secondes (comme dans la plupart des phénomènes vaso-moteurs, qu’il s’agisse de vaso-dilatation comme ici ou de vaso-constriction, comme dans l'excitation du splanchnique [A, et B. CHAucHaRD et BARRY ]).
Voltages à
DAMON 14 A sl | RE | Dale.
Graphique 4 Lois d’intervalles (ramenées à la même origine) —— Courbe moyenne
Le nombre d’excitations efficaces est d’environ 40 (6 X 6 le plus souvent).
Nous avons parfois obtenu, par excitation du nerf laryngé supérieur (comme TOURNADE, puis BÉNARD sur le nerf de HÉ- RING), au lieu de vaso-dilatation, des hypertensions paradoxales (par exemple dans l’expérience XXXIII). Ce phénomène a été observé surtout avant la double section du pneumogastrique. Ces réactions étant notées pendant la première partie de l’expérience à une période où l’anesthésie est en général assez profonde, on ne peut expliquer cette anomalie par le résultat de phénomènes douloureux (comme le pensent les auteurs cités plus haut). D'ailleurs, dans ce cas, l’excitation a donné à droite une élévation de pression et à gauche un abaissement (les mesures prises pour ces deux réactions inverses donnant la même valeur de chronaxie).
Pour expliquer les résultats de certaines expériences, nous
nous sommes demandé s’il ne fallait pas incriminer l’action des sécrétions internes. Connaissant l’interdépendance de celles-ci, nous avons pensé qu’il pouvait y avoir une sorte de balancement entre l'abondance du produit hormonal fourni par les capsules surrénales d’une part, et celui produit par les thyroïdes d’autre part. C’est cette pensée qui nous a conduit à injecter de l’adrénaline pour suivre les modifications apportées à la vaso-motricité (expériences XXXIII et XXXV en particulier), puis par la suite à éliminer les glandes thyroïdes et essayer l’action de l’injection de thyroxine (expériences XXXVIL XXXVIIL XXXIX EXD):
ACTION DE L'ADRÉNALINE
Nous avons étudié la répercussion de l’adrénaline sur le phénomène de vaso-dilatation réflexe déterminé par l'excitation centripète du nerf laryngé supérieur et nous pouvons résumer les expériences les plus typiques dans le tableau suivant :
TABLEAU Il Etat du Etat du Erciaton Hinene Pneumoé. NES: du Avant Injection Après 7 & nes N. LS. adrénaline de adrénaline XXXIII Sp De S. il gauche |T."S. 6 sec LES 4usec: (Int. 1/8°) 1/4 mg | (Int. 1/8°) Rhéobase Rhéobase 10 v 4 v Chronaxie Chronaxie | 069 | 0 6075 | XXXV Se S. S. I. gauche |T. S: 8 sec.|"1/20° mg |T.-S.4-sec. (Ent 178) puis 3 sec.
(Int. 1/8°) Rhéobase Rhéobase 14 v DO puis 7 v Chronaxie Chronaxie 1 1 0645 puis 0 618
Dans ces deux expériences, une fois passée la réaction de pression déterminée par l’injection d’adrénaline aux doses indiquées, on note :
Une baisse de la chronaxie nerveuse qui peut aller jusqu’au 1/10° de sa valeur primitive,
Une diminution du temps de sommation qui peut descendre de 6 à 3 secondes et moins.
Le temps de sommation peut s’abaisser tellement qu’une seule excitation (assez forte cependant) peut suffire pour provoquer un court phénomène vaso-dilatateur. Nous avons pu saisir ce moment à la fin de l’expérience XXXV.
Vous.
avant adrénaline .
après adrenaline,
À VAT 44 A4 14 0 te l I ju J
Mtervalles :
Graphique 5
(Expérience XXXIII) Lois d’Intervalles (avant et après adrénaiine) (en traits pleins les mêmes ramenées à Ja même origine)
Si l’on trace les courbes correspondantes (intervalle-voltage) avant puis après l’injection d’adrénaline, on constate un redressement manifeste de telles-ci, en rapport avec la diminution du temps de sommation. Sur chacun des deux graphiques correspondant à ces deux expériences, nous avons tracé, outre les courbes mesurées, les mêmes courbes ramenées à la même origine (Départ des ordonnées à 10 pour l'intervalle 1/8) (Graphiques 5 et 6).
Voltages :
nm tri A mm mem —+ =: /
avant adrénaline.
Love)
après adrenaline .
intervalles .
Graphique 6
(Expérience XXXV) Lois d’Intervalles (avant et après adrénaline) (en traits pleins les mêmes ramenées à la même origine)
ACTION DES THYROÏDES
Au cours des expériences XXXVII, XXXVIITI, XXXIX et XL, nous avons voulu voir si l’excitation du nerf laryngé supérieur ne retentissait pas sur le corps thyroïde pour déterminer une hypersécrétion d’hormone thyroïdienne et pour cela, nous avons opéré par déficience. Nous avons supprimé les glandes thyroïdes soit d’une façon définitive (par ablation de ces organes ou section des pédicules), soit d’une façon extemporanée (par des ligatures provisoires).
Nous pouvons résumer et critiquer les différentes observations.
L'expérience XXXVII n’est pas démonstrative. On a dû pratiquer la respiration artificielle tant le tracé de la pression était influencé par la respiration déterminée par la section des deux pneumogastriques. (Au milieu des grandes oscillations, il était
impossible de reconnaître des seuils vaso-moteurs quels qu'ils fussent).
Au cours de l’expérience XXX VIII, on note successivement des hausses puis ultérieurement des baisses de la pression périphérique par excitation du bout central du nerf laryngé supérieur droit. (Les deux pneumogastriques sont sectionnés et l’on doit, du moins au commencement de l’expérience, pratiquer la respiration artificielle). On observe au début des seuils de vaso-constriction correspondant à un temps de sommation de 6 secondes, une rhéobase de 34 v., une chronaxie de 1651. Après ligature des pédicules de la glande thyroïde droite, le temps de sommation s’allonge, passant à 10 secondes environ. Après ligature des pédicules de la glande thyroïde gauche, le temps de sommation reste toujours élevé (à dix secondes), la chronaxie s’élève et monte à 262. (On observe déjà des réactions variées : hausse puis baisse de pression au cours de ces mesures). Ultérieurement, après avoir relâché les ligatures, on observe le retour à la chronaxie initiale : 161, le temps de sommation n’est plus que de 6 secondes ; la réaction observée est une baïsse de pression. Bien que les réactions enregistrées se soient modifiées au cours de l’expérience et ne peuvent pas être rigoureusement comparées, on a tout de même nettement observé après suppression des thyroïdes :
l’augmentation de la chronaxie ; l’allongement du temps de sommation.
Dans l'expérience XXXIX, où les réactions vaso-motrices s’observent nettement au début (les deux pneumogastriques étant sectionnés, l’excitation du nerf laryngé supérieur centripète détermine à droite, comme à gauche, une baisse de la pression périphérique avec le même temps de sommation : 6 secondes et la même chronaxie : 161), après ligature des glandes thyroïdes on n’observe plus de réaction sur la pression périphérique. Nous avons alors injecté de la solution de thyroxine et nous avons pu de nouveau observer une vaso-dilatation périphérique par excitation du nerf laryngé supérieur gauche centripète (pour une rhéobase de 52 v.). La chronaxie n’étant pas mesurable, nous avons alors dégagé les glandes thyroïdes et après leur retour à l’état normal, nous avons observé les mêmes phénomènes de vaso-dilatation réflexe correspondant aux mêmes valeurs de chronaxie qu’avant toute intervention, Nous avons ensuite sectionné les pédicules thyroïdiens. Une heure après, la chronaxie s’était élevée à 2 5 8 (soit plus que doublée). Deux heures après, elle était passée à 3 « et trois heures après, la chronaxie n’est de nouveau plus mesurable. L'action compensatrice de la thyroxine doit être terminée (quatre heures après l’injection) et l’on se trouve dans le même cas qu’après la section primitive des pédicules.
Enfin, au cours de l’expérience XL, nous avons également
observé la disparition du phénomène de vaso-dilatation réflexe après la ligature des pédicules thyroïdiens. Le temps de sommation est passé de 6 à 10 secondes, la rhéobase est montée de 25 à 90 v. La chronaxie n’est plus mesurable.
I1 semble donc bien que, dans le phénomène de vaso-dilatation réflexe que nous avons observé en excitant le bout central du nerf laryngé supérieur, les glandes thyroïdes jouent un certain rôle.
Leur exclusion détermine d’une façon régulière, l'élévation des trois paramètres de l’excitation :
temps de sommation,
rhéobase,
chronaxie, correspondant au phénomène considéré et pouvant même aller jusqu’à l’inexcitabilité.
Vaso-constriction par excitations du sympathique cervical Excitabilité des fibres vaso-consirictrices du sympathique cervical
Les fibres vaso-constrictrices de la tête sont contenues, comme on le sait, dans le sympathique cervical. Venues de la moelle, elles passent par les quatre premières paires dorsales dans le ganglion premier thoracique, et, par la branche antérieure de l’anneau de VIEUSSENS, dans le ganglion cervical inférieur ; elles remontent, chez le chien, dans le tronc commun vaso-sympathique (au cou) ; la séparation se fait peu au-dessous de la base du crâne. Au niveau du ganglion plexiforme, les fibres du sympathique se séparent de celles du pneumogastrique.
C’est avant leur pénétration dans le ganglion cervical supérieur, situé à la base même du crâne, que nous avons étudié les fibres vaso-constrictrices qui vont se répartir aux différents nerfs crâniens, et dont l’action porte sur la presque totalité du territoire artériel de la tête et du cou.
Les pressions centrale et périphérique ont été prises dans les deux portions de la carotide primitive sectionnée à la région moyenne du cou (au-dessous de l’artère thyroïdienne) et mises en communication chacune avec un manomètre enregistreur.
Nous avons constaté que les excitations portées vers le bout céphalique du sympathique (excitations centrifuges) entraînaient une élévation de la pression périphérique qui pouvait être importante. Nous avons obtenu les mêmes résultats avec les mêmes mesures en portant l'excitation vers le bout cervical (fibres descendantes),
Nous avons pris comme seuil la plus faible augmentation de pression périphérique lisible sur le tracé, alors que la pression centrale restait sensiblement constante.
Nous avons toujours utilisé le même circuit donnant des excitations itératives : décharges de condensateurs réglées en durée,
intensité, nombre et intervalle. Le nerf était shunté au cours de nos expériences (résistance équivalente au circuit : 10.000 ohms). La force électro-motrice était prise sur le courant continu de 110 volts fourni au laboratoire par une batterie. Les voltages rhéobasiques étaient lus directement sur le voltmètre. Les capacités chronaxiques étaient mesurées en millièmes de microfarad.
Les animaux étaient anesthésiés au chloralosane à la dose de 10 centigrammes par kilo d'animal (exceptionnellement nous avons employé la solution de chloral intra-péritonéale),
Le nerf sympathique, une fois dégagé, un excitateur à couvercle à électrodes impolarisables était glissé sous lui, et restait en place pendant toute l’expérience.