OBERVATIONS DE SUJETS NORMAUX
Nous avons cru bon d’essayer l’aminothérapie chez des sujets normaux, ne présentant pas de signes d’anémie, pour voir les effets de la thérapeutique dans ce cas. En général, nos constatations ont été les suivantes :
Le traitement, même prolongé, fait augmenter très légèrement le nombre de globules rouges, et ne modifie pas le taux d’hémoglobine. On peut dire qu’en pratique, chez un sujet normal, l’administration d’acides aminés n’entraîne pas d’hyperglobulies et ne risque pas de dépasser le but que l’on se propose. Parmi les quelques sujets normaux examinés, nous relevons les chiffres suivants : ai
1° Passage de 5.000.000 globules rouges à 5.070.000, puis 5.000.000 de nouveau, alors que le taux d’hémoglobine se maintenait à 90 %.
2° Le nombre de globules passe chez un autre malade de 4.560.000 à 4.620.000, puis à 4.680.600 pour redescendre à 4.600.000, le taux d’hémoglobine oscillant entre 85 et 90 %.
3° Chez un sujet ayant 5.340.000 globules rouges au cours d’un premier examen, un mois de traitement par les acides aminés hématogènes nous a permis de trouver au cours d’une série d’examens hématologiques, un chiffre de globules rouges semblable à quelques milliers d'unités près. On peut donc dire que chez ce sujet, le traitement n’a pas apporté de modification hématologique.
Il n’en reste pas moins que les sujets normaux accusent, au bout d’un certain temps, une sensation de bien-être et de force qui semble devoir faire attribuer aux acides aminés, une action tonique en même temps -qu’anti-anémique.
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