CHAPITRE V
De l'influence du bain quotidien sur la date de la chute du cordon ombilical.
Assuré maintenant de la part qui revient au poids de l'enfant dans la détermination de la date de la chute du cordon, et autorisé par les faits à ne tenir aucun compte du volume du cordon, nous pouvons chercher à établir quelle est l’influence des bains.
Dans ce but nous dresserons,sans changer notre méthode, le tableau de nos 200 observations, en les divisant cette fois par groupes suivant les différents poids et mettant en regard, dans chacun de ces groupes, d’une part les observations d'enfants soumis au bain quotidien ; d'autre part les observations d'enfants non baignés.
Nous rappelons que le jour de la chute a été fixé exactement en tenant compte de l'heure de la naissance et de la chute.
Nous ferons remarquer en outre, parce que cela n’est pas indifférent à notre avis, que les numéros ne marquent l’ordre de succession de nos observations que pour chaque centaine prise isolément. Ainsi de 1 à 400 sont rangés, dans l’ordre même de naissance, tous les enfants qui ont été soumis au bain quotidien. De même de 401 à 200 se succèdent, suivant leur date de début, les observations d'enfants non baignés. Mais cela ne veut pas dire que nous ayons fait baigner d’abord
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100 enfants, après quoi nos observations auraient porté sur 100 autres enfants non baignés.
Le numéro qui figure, dans chacune de nos observations, à côté des indications relatives à la salle et au lit occupés par les sujets, et qui est la reproduction du numéro d'ordre de naissance tel qu’il est enregistré à la Clinique Baudelocque, témoigne au contraire, tout en donnant la faculté de se reporter à l'observation complète conservée dans les archives de la Clinique, que chaque jour nos sujels étaient à peu près également répartis dans chacune des catégories : enfants baignés, et enfants non baignés. Cette répartition n'avait d'autre règle que le poids de l’enfant ; et cette préoccupation d’avoir finalement de part et d'autre des enfants sensiblement de même poids, a été, nous l’avons vu, parfaitement justifiée.
Grâce à ces soins, nous pouvons présenter hardiment nos deux séries d'observations comme en tous points comparables entre elles : non seulement elles portent sur des enfants de poids équivalents, mais elles ont été poursuivies de part et d’autre en même temps.
Enfants d'un poids inférieur à 3.000 gr.