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injections térébenthinées, la plupart des thérapeutes estiment qu'il est sage, lorsqu'il existe de l'œdème, de s'abstenir de cette pratique. L’infiltration du tissu cellulaire apporte, en effet, des modifications profondes à la nutrition et diminue la résistance de ces tissus œdématiés. Il y a lieu de craindre alors une extension anormale et exagérée de l'abcès sous forme de phlegmon, qui peut amener des délabrements considérables.
L'opinion unanime est qu’il faut rayer la tuberculose du nombre des maladies susceptibles d’être traitées par la méthode de Fochier. Il y a lieu, cependant, d'apporter à cette règle quelques restrictions, qui s’appliquent à certaines formes de phymatose à évolution aiguë, analogues aux infections banales, qui peuvent être améliorées, sinon définitivement guéries, par les abcès de fixation.
Cette médication, réellement héroïque, ne doit pas être employée sans discernement. Les infections d’intensité moyenne, curables par les moyens habituels, ne sont pas de son domaine; elle ne s'adresse qu'aux formes sévères où l’agent pathogène cireule librement dans le sang, aux septicémies et pyohémies.
En somme, il y a indication à créer des abcès artificiels toutes les fois qu’une pyrexie prend un caractère de haute gravité, qu'elle résiste à toute autre médication.
Il est difficile de préciser d’une façon générale le moment où il convient d'intervenir. Il importe surtout de ne pas attendre trop longtemps, puisque cette méthode est basée sur des réactions organiques qui
disparaissent à la période préagonique : les abcès de fixation ne sont pas un remède pour moribonds. Théoriquement le moment le plus favorable pour agir est celui où la leucocytose commence à fléchir; mais cet instant est difficile à apprécier par les moyens cliniques. Selon Boissard, il faut recourir sans hésiter à la méthode de Fochier lorsque la situation devient critique, lorsque le pouls devient rapide, mal frappé, que la température est aux environs 40° et que l'état général paraît précaire.
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C'est aux infections puérpérales que Fochier appliqua tout d’abord sa méthode; la pyogénèse artificielle y trouve ses plus fréquentes applications et ses plus beaux succès. Lorsque le chirurgien a procédé au curettage de l'utérus et à l'injection intra-utérine, il a épuisé tous ses moyens et se trouve à peu près impuissant contre l’envahissement de l'organisme par l'infection, qui se caractérise essentiellement par de grands frissons, des oscillations thermiques de grande amplitude, l'accélération du pouls, toutes manifestations qui imposent un pronostic sévère. C’est alors le moment de pratiquer des abcès de fixation. Si la réaction se produit et si une suppuration abondante vient se collecter au niveau de l'injection d'essence de térébenthine, qu'il est souvent utile de répéter plusieurs fois, les phénomènes infectieux cèdent rapidement, la fièvre tombe, les lochies purulentes se tarissent et la malade renaît à la vie.
L'un des éléments de succès réside dans l'action bactéricide, en quelque sorte spécifique, que possède