PREMIER GROUPE
Erysipèle de moyenne gravité, chez des enfants au-dessus de cinq ans ou chez de jeunes sujets (jeunes gens).
Nous rangerons dans ce groupe les observations:
VAN ANNE SX VIT, XVITE,
et en voici la raison. 3
L'évolution clinique et la courbe thermique sont de tous points comparables aux formes de l'adulte que nous allons exposer dans le 3° groupe, mais la formule hémo-leucocytaire n'est pas la même ; les différences sont les suivantes:
Observations particulières à la courbe hémo-leucocytaire au cours de l’érysipèle chez l'enfant.
1° D'une manière générale les mononucléaires se présentent, au cours de la maladie, en nombre moins considérable que
chez l’adulte, et où la différence est plus marquée et très intéressante à noter, c'est avec les schémas leucocytaires de l'érysipèle chez les vicillards ; comme nous le verrons plus loin, les mononucléaires, chez ces derniers, réagissent vite et apparaissent en nombre considérable si l'issue doit être favorab'e; ici, au contraire, ils ne viennent qu'en petit nombre. La différence est moins sensible avec les formules de l'érysipèle chez l'adulte, qui semble réagir quant à ses mononucléaires d'une facon intermédiaire à ce qu'est la réaction chez le jeune sujet et ce qu'elle est chez le vieillard.
A ce point de vue, nous citons comme type la courbe de mononucléaires dans l'observation X VIT.
Les chiffres élevés de mononucléaires que nous rencontrons dans l'observation XV ne sauraient nous arrêter puisque, comme nous l’apprend l'observation clinique, nous sommes en présence d’une récidive, et qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que notre formule soit modifiée dans ces cas particuliers : Nous avons maintes fois entendu dire à notre maitre, M. le pro'esseur Chantemesse, qu’une rechute d’erysipèle ne ressemble en rien à l'atteinte première, et, explique-t-il, la récidive envahit d’un coup, en quelques heures, toute la face, tandis que l'infection primitive ne gagne à la face tout le territoire qu’elle va occuper qu’en plusieurs jours, par une extension lente, mais continue, qui ne ressemble en rien à l’envahissement brusque et total de la récidive. Notons, pour terminer, que la suite de la courbe de cette maladie est conforme à notre remarque.
L'observation XVI est moins typique.
L'observation XVIII, qui parait en contradiction avec nos dires, ne nous semble pas avoir toute sa valeur pour les trois raisons que voici: d’abord, l'ahaissement du taux des polynucléaires s'est fait très brusquement, les lymphocytes ne sont jamais montés au chiffre qu’ils doivent atteindre chez une enfant de cet âge, et enfin, l'enfant nous a été reprise trop tôt, l'examen aurait dû être continué pour lever les doutes, ce qu’il n’a pas été possible de faire.
L'observation V nous senble la plus démonstrative, tant au cours de la première atteinte que de la première récidive, les mononucléaires ne se sont pas élevés.
20 Les lymphocytes atteignent plus rapidement un chiffre élevé, et restent fixes à un chiffre plus grand d'un tiers environ que celui que nous trouvons dans les courbes des adultes.
Peut être faut-il voir la raison dans ce tait que le sang des enfants est plus riche en lymphocytes que celui de l'adulte, et que l'atreinte portée par l'érysipèie s’amoindrissant et laissant évoluer le processus de guérison, c'est vers un chiff:e élevé de leucocytes qu'il doit marcher pour retrouver sa teneur normale, d'où l'apparition précoce et en grand nombre de lymphocytes.
Exemple : les observations XVII, XV, XVI, qui sont très caractéristiques, de même l’observation V, si nous la considérons après la deuxième rechute, c'est-à-dire au moment de la guérison durable, comme si les lymphocytes venaient donner à la guérison le sceau de validité, d'authenticité, en quelque sorte, comme il nous 4 paru ressortir également d’autres observations où les chiffres de ces éléments sont pourtant moins élevés.
3° Les éosinophiles semblent plus sensililes que chez l'adulte, plus nombreux également, plus sensibles, nous voulons dire que leur chimiotaxie nous senible plus affinée : [ls ne se montrent pas quand l'atteinte est profonde, en pleine évolution de la plaque.
Exemple : observations XV et XVI, persistent chez les XVIT et XVIII, qui ont été.lien moins malades. par exemple, et reviennent tout aussitôt que le danger est passé.
Par contre, les courbes des variations des autres éléments blancs du sang, polynucléaires, petits mononucléaires et nême du nombre total, sont tout à fait comparables à celles de adulte. |