TABLEAU N° VII
Indiquant l'élimination respective de Nacl par l'urine et les matières fécales après injection intraveineuse.
CONTENU | CONTENU + URINE Poids | ASTRIQUE | INTESTINAL
N°d Poids du r de de [as Nacl CS CE exp. ; De nimal | injecté Nacl | © Nacl el ANsel en gr. = = à éliminé | à éliminé
LVIL | 10 k. 62
À = = = éliminé
EVINAEkK AG SsS S0M0E +0" 2er. 13480 | 1,92 | 550 "6,93
LIX 8 k. 28 Par suite d'une | 430 1,24 320 | 3,55
erreur, les matiè-
res gastriques ont
été mélangées
avec les matières
intestinales.
Bien entendu les animaux avaient été laissés à Jeun depuis 30 ou 36 heures, et à l’autopsie, il n y avait guère dans l'intestin que des matières absolument liquides. Ce n'était plus des matières fécales, c'étaitun liquide rappelant par son aspect l'urine. |
D'après ce tableau, l'élimination gastro-intestinale des chlorures n’est pas négligeable puisque, si d'une façon assez artificielle d'ailleurs, on additionne les résultats obtenus, on constate qu’elle est de 6 grammes contre 25 grammes éliminés par l'urine; si l'élimination urinaire est 4, l'élimination fécale est 1.
Elimination intestinale de l’urée.
L'étude de l'élimination azotée est capitale dans certains états pathologiques. On sait en effet que les troubles gastro-intestinaux font partie du tableau de la néphrite azotémique et de fait si un certain nombre de phénomènes digestifs comme la diarrhée et les vomissements sont communs et à la rétention chlorurée et à la rétention azotée, d’autres sont particuliers, nous semble-t-il à la néphrite azotémique, telles les ulcérations gastro-intestinales de Treitz.
Cette élimination azotée par l'intestin est encore mal connue cliniquement et expérimentalement; Brauneck(176), Von Noorden et Ritter (204) ont cependantmontré que dans les affections rénales, les fèces contenaient plus de corps azotés qu'à l’état normal; Claude Bernard (175) a vu la diarrhée s'établir chez les chiens néphrectomisés et cette diarrhée était riche en urée,
mais là se borne, croyons-nous, toute l'étude de l'élimination azotée par le tube digestif.
Les hasards de la clinique ne nous ayant pas permis d'étudier d'azotémiques purs non chlorurémiques et diarrhéiques, c’est par la méthode expérimentale que nous avons abordé ce problème.
Nos expériences ont porté sur des chiens chloralosés, auxquels nous faisions des injections d’urée à dose massive el par voie intraveineuse. On a obtenu les chiffres suivants :