NT OU MES
milieu de tous ces accidents les arthropathies restèrent toujours simplement signalées; aucune étude spéciale ne leur fut jusqu'ici réservée. Le sujet cependant nous paraît présenter une importance doctrinale et pratique. Son importance doctrinale consiste dans les données cliniques, étiologiques et pathogéniques que l'étude des arthropathies permet de préciser. Son importance pratique réside dans le pronostic et surtout le traitement de ces accidents. Le pronostic est toujours bon; les arthropathies guérissent avec reskitutio ad integrum. La guérison est hâtée par le traitement. Le praticien peut couper court une crise d’arthropathies sériques. Le fait est important car il n’en est pas encore de même des autres accidents sériques.
Ce fut sur les conseils de notre maître, M. le Professeur agrégé André Jousset, que nous avons entrepris cette étude. Depuis longtemps, M. A. Jousset avait remarqué des modifications des urines au cours des accidents articulaires post sérothérapiques. Les résultats des premières analyses servirent de base à sa théorie pathogénique : « le rhumatisme dit sérique n'est qu'un rhumatisme auto-toxique; les arthropathies sériques sont en tous points comparables à celles de la goutte aiguë ». Avant toute publication,
M. Jousset se proposait de recueillir un plus grand
nombre de documents et organisait dans son service un plan de recherches. Des analyses d’urines furent faites d’abord avant tout traitement sérothérapique, puis en série au moment des accidents articulaires. À ce moment nous avions l’honneur d’être l’externe
mme A À
de M. Jousset. Avec son obligeance jamais en défaut, il voulut bien nous intéresser à ses recherches et aujourd’hui il nous permet de publier les résultats obtenus grâce à son initiative. L'étude du syndrome urologique est le chapitre important de ce travail. Elle est la base qui nous à permis d’entreprendre une étude générale des arthropathies sériques. Ce que nous devons à M. Joussei, vous le devinez sans peine: c’est tout notre travail: aussi nous est-il difficile de trouver les mots qui exprimeraient entièrement notre reconnaissance. Nous lui devons plus encore. Pendant près de deux années, nous fûmes attaché directement à son service. Hors de ces années fructueuses, nous avons toujours eu plaisir à y revenir comme pour respirer «l'air de la maison». Toujours avec le meilleur accueil nous avons trouvé la bonne parole et c’est à M. André Jousset que nous devons notre formation médicale, en prenant ce mot dans son sens le plus large, nous voulons dire notre formation de médecin. Nous le prions de bien vouloir agréer l'expression de nos sentiments respectueux et reconnaissants.
Pour préciser notre travail, nous dirons que nos observations furent prises chez des tuberculeux traités par des injections généralement massives — 80 ou 100 centimètres cubes — de sérum antituberculeux préparé par M. Jousset. C’est un sérum équin, tyndalisé par chauffage à 560 pendant trois jours consécutifs, durant une heure chaque jour. Ces observations portent sur quarante-sept malades avec un total de
deux cent une injections, cent soixante furent faites par la voie hypodermique, quarante-et-une par la voie rectale. Nous avons constaté quatre-vingt-neuf réactions toutes à la suite d’injections sous-cutanées. Sur ces quatre-vingt-neuf nous relevons vingt-six cas .d’arthropathies chez vingt-deux malades. Sept sont à la suite d’une seule injection, quatorze à la suite d’injections subintrantes, une à la suite de réinjection, quatre sont des récidives. Les analyses des urines furent faites chez treize malades; le total des analyses est de vingt-deux. Ces analyses portent sur le dosage des phosphates et des purines, c’est-à-dire acide urique plus bases xanthiques. Les dosages furent faits (1) d’après les procédés classiques : pour les phosphates le procédé de l’azotate d’urane avec la teinture de cochenille comme indicateur coloré; pour les purines le procédé de Denigès.:
Il nous fut permis, dans d’autres services, d'observer des arthropathies sériques à la suite de divers sérums. Ces cas n’entrent pas dans nos statistiques puisqu'il s’agissait de malades choisis. Dans ces cas étrangers au service, aucune thérapeutique spécifique ne fut preserite et c’est ainsi que nous avons étudié l’évolution spontanée des arthropathies sériques. Il s'agissait souvent dans ces cas d’arthropathies généralisées. Si nous ne publions pas ces observations, c’est qu’elles
2 FR 4 Q anharfro à . Fit 1 (x) Nous prions MM. Lachartre et Auger, qui ont bien voulu se charger
non lee dir RES : i de nos analyses d’urines, d’agréer tous nos remerciements pour leur gracicuso obligeance.
Sas 2
sont en tous points identiques; elles se superposent si exactement, qu'il nous a suffi d’en retrancher les dates pour avoir le type clinique des arthropathies généralisées que nous décrirons.
ER