‹ Etude combinée de la coagulation et de la sédimentation du sangChapitre 12 sur 18 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Applications de la méthode au cours de la désensibilisation

(Fluxion périodique et eczéma)

Successivement attribuée au parasitisme, à l’action de divers microbes ou même à un virus spécial, la fluxion périodique semble plutôt, à la lumière de découvertes récentes, l'œuvre d’une intoxication endogène : en 1930, DANNINGER constate que des lapins, sensibilisés par des injections de sérum de cheval dans la sclérotique, présentent lors d’une injection intraveineuse consécutive, une irido-cyclite fibrineuse. Le même résultat est obtenu chez le cheval par l’emploi d’albumines de digestion pepsinique ou microbienne. De là à attribuer la maladie spontanée à une résorption de toxines protéiques au niveau du gros intestin, il n’y à qu'un pas (Borrar). La clinique ne nous montre-t-elle pas, par ailleurs, la fréquence des troubles trophiques de l'œil au cours du diabète et de l’urémie ? Et les résultats de la protéinothérapie (autohémo, lactothérapie) rapprochent la fluxion d’une autre intoxication endogène, l’eczéma.

LEne

Quel bénéfices avons-nous retirés de l'examen du

sang au cours de la désensibilisation ?

1° La pratique des courbes nous a d’abord permis

de mettre en évidence, dans la fluxion aussi bien que dans l’eczéma, la grande labilité des humeurs, traduite par d'importantes variations journalières. Dans les deux cas, nous avons constaté que la guérison s’accompagnait de variations de plus en plus petites. Au contraire, les abcès froids, bronchites chroniques. n'influent guère la courbe.

2° Marcenac et LEMETAYER, préconisant l’auito-

hémothérapie sous-conjonctivale dans les maladies de l'œil, escomptent une action locale caractérisée par un appel leucocytaire, une diapédèse et une phagocytose correspondants à la réaction réparatrice cherchée. Nous préférons cette méthode à l’injection souscutanée parce qu'elle nous a paru amener une courbe traduisant plus nettement la désensibilisation ou au contraire la sensibilisation.

3° Il est possible de suivre la marche du traitement,

de classer plus facilement et plus rapidement que par la délicate appréciation journalière des lésions ou symptômes, le malade dans une des catégories suivantes (Nicocas, GATÉ et DUPASQUIER), évitant ainsi les mécomptes d’une erreur de diagnostic :

a) Amélioration nette dès les premières injections et dans ce cas la guérison est en général rapide (6 à 8 injections).

b) Amélioration lente et progressive, parfois retardée (à partir de la 4° ou 5° injection), parfois entre-coupée de rechutes nécessitant la prolongation des injections (jusqu’à 20 et plus).

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