‹ Etude combinée de la coagulation et de la sédimentation du sangChapitre 17 sur 18 · SET AE · texte numérisé non relu

SET AE

tique et muqueux, très pauvre en globules blancs, se concrétant en croûtes brunâtres sous lesquelles s’opèrent la formation, la vascularisation et l’affaissement des bourgeons charnus. (C'est la phase positive durant en moyenne 4 à 5 jours, avec comme limites extrêmes 0 et 10 jours.)

Dans les cas rebelles, les phases positives et négatives se succèdent, la guérison est retardée et la maladie peut même s’aggraver.

La vaccinothérapie a pour but, par le choix de la dose du vaccin et la détermination du moment des injections, l'obtention de phases négatives progressivement décroissantes en comparaison de phases posiüves de plus en plus intenses et prolongées, réalisant dans la majorité des cas, à partir de la 3° injection, une phase positive continue avec phases négatives non décelables cliniquement. Le mode de préparation du vaccin (pus-éther : VELU ; pus iodé : BELIN ; vaccins : CHantER) semble par contre n'avoir qu’une importance tout à fait relative.

Si, à la rigueur, l’usage d’un même vaccin peut permettre de baser la dose sur l’appréciation de l'intensité des lésions et des symptômes, l’appréciation du moment des injections, qui doivent être faites à la fin des périodes positives, est chose plus délicate. Or, une erreur de diagnostic, faisant prendre une phase négative pour une phase positive et pratiquer une injection à contre-temps, compromet les résultats et peut même aggraver la maladie. C’est là que résident l’écueil de la méthode et l'explication des résultats divergentes obtenus et de l’opposition de gens qui « admettent difficilement j’efficacité d’une médication utilisée dans le traitement de lésions qui peuvent guérir toutes seules ».

Appliquant la vaccinothérapie au traitement de la lymphangite épizootique, de nombreux auteurs, après maints tâtonnements, ont précisé la méthode qui leur donnait la plus forte proportion de guérisons :

Tandis que VELu s’en tient à la méthode primitive de Waricur (première injection, de 4 à 6 cmc. de pyovaccin anticryptococcique polyvalent pus-éther ; deuxième injection, de 1 cme. 1/2.à 2 cmc. 1/2, huit à dix jours après ; troisième injection, 4 cmc. 3/4 à 1 cmc. 1/4 huit à dix jours après et injections suivantes aux mêmes doses, cinq, sept, douze... jours après); BELIN emploie des doses croissantes (sept jours consécutifs de 2 à 5 cmc.) suivies de doses décroissantes (sept jours de 5 à 2 cmc.) ; WeINBERG et SE- GUIN, des injections en séries à doses constantes (sept injections journalières à dose uniforme de 2 cmc. de vaccin iodé ; attendre sept jours et reprendre une nouvelle série à dose un peu plus forte si l’amélioration paraît insuffisante).

BARRIER, d'autre part, préconise la pyo-sérothérapie : « Nous avons ainsi, dit-il, un pyo-séro-vaccin, dans lequel le sérum viendra, en supprimant la phase négative, apporter les anticorps tout formés, alors que le pyo-vaccin sollicitera l’organisme à l'élaboration de nouveaux anticorps ».

VELu et Bicot, se basant sur l’inversion leucocytaire au cours de la phase négative, préconisent l’établissement quotidien de la formule leucocytaire rudi-

mononucléaires mentaire . La méthode leur aurait polynucléaires

permis, en collaboration avec J. BAROTTE, de maintenir un cheval en formule leucocyiaire complètement inversée pendant vingt jours consécutifs.

C'est là une méthode de laboratoire, inapplicable à la pratique journalière et dont les inconvénients n'échappent pas aux auteurs : « C’est donc au laboratoire qu'il appartient de fixer expérimentalement les limites dans lesquelles peut varier l’espacement optimum des inoculations, selon les antigènes différents employés en médecine vétérinaire, selon la sensibilité individuelle ou la résistance physiologique des malades. » Mais comment mesurer ces derniers facteurs, quand le clinicien a bien du mal à les soupçonner ?

Nous avons pensé que notre méthode de sédimentation, grâce à sa simplicité, grâce aussi au parallélisme des modifications focales et humorales qu’elle traduit, pouvait trouver une application intéressante au cours de la vaccinothérapie.

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Hauteur en CMS.

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Aiglonne (Couronnée).

Nous avons injecté différents antigènes microbiens (vaccins divers, pyo et séro-pyo-vaccins, tuberculine.….) à des animaux atteints de plaies. Nous avons obtenu une courbe uniforme (voir le graphique d’Aiglonne) :

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Dans les 12-24 heures, on observe une élévation éphémère, passant facilement inaperçue (non inscrite sur « Aiglonne »), traduisant le choc humoral de la crise hémoclasique.

Puis de grandes variations (ordinairement un abaïissement suivi d’un clocher) qui traduisent une grande résorption toxique, signalée précédemment au cours de la phase négative (durée: 1 à 2 jours).

Ensuite une série de variations d'intensité plus faible, d’une durée de 3 à 8 jours, qui amènent la courbe à un niveau peu élevé. C’est la phase positive.

Enfin on observe soit un plateau, comme dans le cas d’Aiglonne, indice de la convalescence, soit au contraire de nouvelles et fortes variations qui indiquent le retour à la phase négative (voir le premier graphique de Giroflée, du 4 au 6).

La détermination de l’époque des injections est dès lors facile.

Nous ne chercherons pas à convaincre par l’exposition des résultats que nous avons obtenus grâce à cette méthode, quelques incrédules de la vaccinothérapie. Nous préférons justifier la méthode par des courbes et des chiffres que personne ne contredira et peut-être que la simplicité de notre démonstration forcera quelques vieilles « résistances » que la pratique et l'expérience n’ont pu convaincre :

1° Si nous injectons un antigène microbien à un animal sain, nous constatons une courbe non caractéristique sans tendance aucune à s’abaisser. Les variations importantes qui se produisent après quelques Jours sont dues aux produits de transformation de l’antigène injecté. Donc la courbe caractéristique d’Ai-

ER: po

glonne ne peut être obtenue que sur un animal atteint d’une plaie.

2° Si l’on pratique la deuxième injection au cours du plateau de la dernière période (voir le graphique d’Aiglonne), la modification de la courbe est insignifiante mais elle a pour résultat d'empêcher la courbe de remonter. Or nous avons vu que la convalescence de toutes les maladies se traduisait par un plateau peu élevé. Il est donc logique de provoquer et de conserver celui-ci chaque fois qu'on le pourra, en particulier au moyen de l'injection d’antigène.

3° Si l’on pratique la deuxième injection au niveau d’un clocher {au cours de grandes variations ; voir Giroflée : 1° et 2° graphiques), les variations de la courbe restent importantes et celle-ci reste à un niveau élevé. Or, étant donné le parallélisme des courbes traduisant les modifications focales et humorales (voir Giroflée: 1° et 2° graphiques), il est préférable de faire la deuxième injection à la troisième période : on aura alors des variations d'importance moyenne et la courbe restera à un niveau peu élevé (voir Giroflée: 1° graphique). L'époque de la deuxième injection a donc une importance primordiale.

4° Si l’on emploie l’autohémothérapie la courbe est peu caractéristique et sans grande tendance à s’abaisser. Même à la dose journalière de 10 cmc. il est impossible de faire tomber la courbe (voir Giroflée, 3° graphique, a). En injections journalières, l’antigène sanguin garde le parallélisme des courbes du pus et de sédimentation tandis que dans les mêmes conditions les vaccins, pyovaccins... en amènent la dissociation {voir Giroflée, 3° graphique, a, c, d) :

DÉSCARPENTRIES 4

feuteur en cms.

Preuve de l'importance de la nature microbienne de l’antigène employé.

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