‹ Étude comparative de la symphyséotomie et de l'opération cézarienne conservatriceChapitre 15 sur 28 · B) SUITES ÉLOIGNÉES · texte numérisé non relu

B) SUITES ÉLOIGNÉES

L'éventration à été considérée comme une conséquence éloignée de lopération césarienne. À ce sujet il s'agirait de s'entendre. L’éventration est-elle le fait de la grossesse uniquement, et indépendamment de la section CÉsarienne ? ou bien la césarienne est-elle seule cause de Péventration ? Il est d'observation courante que la grossesse amène un relàchement marqué de la sangle abdominale et que beaucoup de femmes sont éventrées sans cependant avoir été laparotomisées. On peut, d'autre part, se rendre compte de la minceur de la paroi abdominale sur là ligne médiane au cours de l'opération eésarienne.

Evidemment, si la plaie n'est pas soigneusement suturée par un triple surjet de catgut, l'éventration n'aura que plus de chance de se produire. Si on prend au contraire la précaution de refermer soigneusement, nous estimons

qu'il n'ya guère plus de chance d’éventration qu'après

La ON RES

une grossesse ordinaire, surtout si l’on opère aseptiquement, et si, par suite, on évite toutes chances d'infection de la paroi, car lPinfection compromettrait la solidité ; elle peut en outre favoriser dans la profondeur la production d'adhérences et de brides, causes de douleur et peutêtre un jour d’étranglement,.

Ainsi ABEL, dans la communication à la Société médicale de Leipzig en 1895, parle de la fréquente élimination des sutures de l’utérus et de la formation d’adhérences entré l'utérus et la paroi abdominale. Ces adhérences seraient causes de douleurs à l'époque des règles et surtout pendant une nouvelle grossesse. Il considère la rupture de l'utérus comme possible, et il relate 8 cas dans lesquels il s’est fait une hernie par la cicatrice de la laparotomie.

Korx, BRUNINGS et KRUKENBERG ont également rapporté des faits de rupture utérine au cours d’une grossesse ultérieure.

En réalité, ces accidents étaient fréquents autrefois, à l’époque où le manuel opératoire n'était pas nettement déterminé, où les sutures étaient mal faites, et où les principes de l’antisepsie n'étaient pas appliqués dans toute leur rigueur. Actuellement en consultant les observations rapportées par LÉoPorn, OLSHAUSEN, EVERKE, ZWBIFEL, SCHNEIDER, GUENIOT, BAR, ete. on constate que ces accidents n'existent plus. La répétition de la césarienne ne rend pas Popération plus dangereuse, ne complique pas beaucoup le manuel opératoire, et en tous cas, ne Cause pas une incapacité de travail plus marquée

que lors de Ia première intervention.

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