‹ Étude comparative de quelques porphyroïdes françaisesChapitre 35 sur 96 · II. — Minéraux constitutifs · texte numérisé non relu

II. — Minéraux constitutifs

Les phénocristaux de cette porphyroïde sont uniquement constitués par du quartz. Ils sont brisés et leurs morceaux

DE

s'étalent souvent dans le sens de la schistosité de la roche ; ils sont remplis d'inclusions roses d'oxyde de fer.

Examinées au microscope, les parties pierreuses ont un aspect finement grenu. Elles paraissent constituées par un agrégat de très petits morceaux de quartz.

Principalement dans ces parties pierreuses, mais aussi dans les autres parties micacées de la roche, on trouve souvent en abondance de petites baguettes très réfringentes, polychroïques dans les tons vert jaunâtre avec maximum d'absorption perpendiculairement à leur allongement. Ce sont des microlites de chloritoïde. Ils ne sont pas maclés, ne s’éteignent pas suivant leur allongement et sont fourchus ou tridentés à leurs extrémités.

Il semble que ces baguettes de chloritoïdes soient inégalement réparties dans la masse de la roche ; il v a des échantillons où l’on n'en voit pas du tout. Il est possible qu'il y en ait eu partout autant, mais qu'une grande partie ait disparu par voie d’altération.

Les microlites en question sont brisés et souvent leurs tronçons sont séparés les uns des autres, entraînés, semblet-il, dans le sens de la schistosité de la roche.

Le mica blanc ne se distingue par aucun caractère spécial des micas blancs ordinaires, mais dans beaucoup de cas ses lamelles sont plissées et tordues. C’est à ce mica que la roche doit son toucher onctueux ; il est parfaitement incolore en lumière naturelle et ne présente pas trace de polychroïsme.

Dans le cas où la roche paraît le plus altérée, c'est-à-dire quand sa couleur tend vers la lie de vin ou le violet, le microscope décèle, au milieu des régions micacées, une grande quantité de grains d'oxyde de fer, dont il est possible qu'une partie soit titanifère.

Avant d'aller plus loin, il est important de constater que cette roche à subi des actions mécaniques ; cela résulte de

DR De

l'état des quartz, des chloritoïdes et du mica blanc. A l'inverse donc de ce que nous avions constaté jusqu'ici le mica blanc est de formation ancienne.

Il n’y a dans cette porphyroïde aucune trace de feldspath ; et le mica blanc y est réparti uniformément sans adopter de préférence certains points spéciaux dans la pâte. On peut compter qu’il contient tous les alcalis fournis par l’analyse globale de la roche.

Celle-ci est chimiquement très acide, comme on peut en juger par l'analyse suivante :

Perte aufeu. SiO2. ALl205. Fe?203, FeO. Ca0. MgO. K20. Na’0. Total.

CSC OT SE 0 02000, 2 00.120,00. 101,8

Les pourcentages de potasse et de soude sont tels, qu’il y a plus de molécules de soude que de potasse. Le mica blanc serait donc, en grande partie tout au moins, de la paragonite.

Page 1