VII. — Classification des porphyroïdes
Ces conclusions posées sur l’origine de la séricite, nous pouvons répartir les porphyroïdes que nous avons étudiées en deux classes (1) :
1° Roches primitivement porphyriques; 2° Roches primitivement grenues.
La structure porphyrique étant acquise aux premières, elles l’ont évidemment conservée et les circulations d’eau ont amené la production de séricite qui a donné à leur pâte les caractères de la pâte des porphyroïdes.
Les roches de la seconde catégorie ont dù, au contraire, acquérir la structure porphyrique. Elles la doivent à ce fait que leurs feldspaths s’altèrent différemment.
Les plagioclases se transformant en séricite vont devenir une pâte au sein de laquelle nageront les cristaux de quartz et les feldspaths potassiques. Ainsi la roche deviendra porphyrique.
Pour que la pâte s'oriente, c’est-à-dire pour qu'il se produise dans la roche une direction de schistosité, il faudra que la
(!) La porphyroïde de Saint-Pierre-du-Ghemin (Vendée), vu ses caractères spéciaux, étant éliminéo,
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séricite cristallise suivant une direction privilégiée. Ce sera, en particulier, le cas des roches ayant subi des efforts dynamiques. Les eaux circuleront de préférence suivant les surfaces parallèlement auxquelles s’est exercé l'effort, et sur ces surfaces la séricite, en venant cristalliser, donnera à la roche cet aspect lustré ou cireux caractéristique des porphyroïdes.
C'est, en particulier, ce qui s’est passé pour le granite de Mareuil-sur-le-Lay.
Bien que les porphyroïdes que nous avons étudiées se réduisent aux quelques types qui viennent d’être décrits, on peut concevoir que d’autres roches constituées par les mêmes éléments minéralogiques aient pu fournir des porphyroïdes : ce peut être le cas de certains tufs de rhyolites ou de certaines arkoses granitiques. Dans les deux cas il faudra que de la séricite se développe à l’état de pâte et que ses lamelles s'orientent de facon à donner à la roche un aspect schisteux.
Nous sommes donc toujours ramenés à l'étude de la production de la séricite qui est du même mode dans toutes les roches acides. Aussi ce que nous avons dit pour les types que nous avons décrits devra nécessairement se vérifier dans les cas de tufs ou d’arkoses.
Beaucoup de roches décrites en Allemagne comme porphyroïdes sont effectivement des tufs. Les Allemands ont pris soin, dans ce cas, de les désigner sous le nom de T'ufporphyroid.