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teuses ayant une pâte de sédiment, mais dont les phénocristaux ne seraient que des feldspaths; ou, en posant différemment la question : existe-t-il des roches sans quartz dans lesquelles l'association de feldspaths potassiques et de feldspaths sodiques soit telle que de la séricite puisse s'y développer ?
= À coup sûr ces roches sont rares; elles existent cependant et on les a signalées, en Allemagne principalement, sous le nom de Sertzit-porphyroïd ou porphyroïdischer Serizitgneiss. Il existe en France un certain nombre de roches qu'on pourrait rapprocher des types allemands, mais à propos desquelles la question porphyroïde ne s’est jamais posée.
Cependant, au lieu de restreindre la classe des porphyroïdes à des roches sériciteuses, on aurait pu y comprendre toutes les roches porphyriques dont la pâte a la composition et la structure d'un sédiment schislteux quelconque.
Il existe des schistes chloriteux sédimentaires dont on peut rapprocher certaines roches porphyriques de pâte tout à fait analogue. Ce sont des roches de la famille des diabases dans lesquelles, pour une raison quelconque, un feldspath s'est individualisé en cristaux assez volumineux.
Ces porphyroïdes chloriteuses sont d’ailleurs des roches exceptionnelles. L'une d'elles est ce que Dumont avait nommé albite chloritifère. Elle contient d’ailleurs des phénocristaux de quartz; mais on pourrait imaginer une roche identique qui ne contiendrait que des feldspaths. À ma connaissance, on n'en à pas encore signalé.
Par laminage et par altération les roches basiques se transforment en schistes chloriteux sans qu'aucun de leurs éléments puisse Jouer le rôle de phénocristal.
Cette considération des schistes chloriteux pourrait amener à classer comme porphyroïdes quelques roches à biotites qui,
par altération, se sont transformées en chlorites; mais il est exceptionnel que des roches riches en biotites deviennent très chloriteuses. Quant aux roches qui contiennent peu dé biotites, la transformation faile sur place est insuffisante pour leur donner uu aspect schisteux.
En résumé, nous sommes amenés à cette idée que les seules roches véritablement aptes à fournir des porphyroïdes sont des roches de la famille granitique.
Puisque la présence des feldspaths calco-sodiques est avant tout nécessaire dans la production de la séricite, plus une roche en contiendra plus elle aura de chance de devenir une porphyroïde.
Plus spécialement, certaines roches de la famille des microgranites, qui contiennent des phénocristaux de quartz et des feldspaths potassiques dans une pâte uniquement constituée de quartz et d’albite, seront prédestinées à fournir des porphyroïdes, puisque tous les feldspaths de la pâte pourront devenir sériciteux.
Ces microgranites constituent une classe spéciale de roches que les Allemands ont assez vaguement désignées sous le nom de Xératophyres et à propos desquelles j’ai eu l’occasion de faire quelques remarques éclairant d’un certain jour l'histoire de leur cristallisation.
Ce sont quelques types d’entre eux déjà étudiés en tant que porphyroïdes dans les Chapitres précédents qui vont être” l'objet de notre étude dans la seconde Partie de ce travail.