III. — Instabilité des microclines
Pseudomorphoses des microclines en albite. — Dans les variétés de ces microgranites qui ne contiennent pas de feldspaths potassiques, on constate que l'albite s'individualise sous deux formes différentes :
Une forme qui est du type connu des plagioclases des porphyres : macles de l’albite et de la péricline, contours nets des cristaux ;
Une autre forme dont les sections sont des plages à contours semblables à ceux des phénocristaux de microcline. Les macles de l’albite (PL Z, fig. 1), comme dans le cas de la croûte des mictoclines, y sont nombreuses, courtes, inter-
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rompues brusquement par la terminaison en biseau d’un individu dans l’autre. Fréquemment la plage est divisée en deux parties dans lesquelles l'orientation des macles est différente, par suite de la coexistence de la macle de Carlsbad et des macles de Palbite.
Fréquemment aussi une croûte d’albite identique à celle qui borde les phénocristaux de microcline enveloppe des noyaux arrondis de cette albite spéciale. On retrouve encore à l’intérieur de ce noyau les mêmes phénocristaux d’albite que ceux qui se sont développés dans les golfes de corrosion des noyaux de microcline.
Dans les variétés dont il est ici question, cette forme d’al-
bite est répartie dans les mêmes proportions que le micro-
cline dans les variétés à feldspaths potassiques ; de sorte que nous sommes conduits à admettre que ce mode spécial d’individualisation de l’albite est dû à une pseudomorphose des cristaux de microcline.
On peut d’ailleurs trouver tous les passages des cas de pseudomorphose complète aux cas de pseudomorphose partielle.
Quand la pseudomorphose est faible, le microcline est moucheté d’albite ( PL. 1, fig. 2) ; ces mouchetures augmentent de dimensions, se réunissent les unes aux autres, forment des taches qui, dans certains échantillons, vont jusqu'à absorber toute la masse du feldspath potassique. Mais il n’est pas rare de trouver dans ces mêmes échantillons, au milieu des plages de cette albite spéciale, des facules de microcline non transformé.
Pour la commodité du lañgage, je désignerai ce phénomène de pseudomorphose sous Ie nom d'albiisation du feldspath potassique. J'appellerai albite de substitution le produit de cette albitisation, réservant aux cristaux d'albite automorphe le nom d'albite libre (PL. I, fig. 2),
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