VONT EE
aperçu pour la première fois de l'incurvation de son rachis; à pu faire quelques pas en s’aidant de deux cannes.
Il n’a jamais eu de tremblement, ni de crises nerveuses. Ne s'est pas trop préoccupé de son élat. Depuis lors, il s’est toujours couché sur le côté droit. À signaler quelques céphalées.
Etat actuel. — 1° Attitude debout. — Le malade peut se tenir debout, jambes rapprochées, pendant longtemps sans la moimdre fatigue. Le tronc présente une flexion de 1459 mesurée au goniomètre. Dans cette position on a l'impression d’avoir devant les yeux un malade qui n’éprouve aucune gêne de son état; c'est pour lui semble-t1l une position toute naturelle à laquelle 1l se résigne facilement.
Si nous l’examinons attentivement, nous conslalons à l'inspeelion :
A. Tête. — Fortement relevée, la nuque est raccoureie et nous présente plusieurs plis transversaux.
B. Tronc. — Fortement incliné à 145°. Pas de scoliose, les deux épaules sont à la même hauteur, lhémilhorax droit et gauche sont symétriques. Nous notons une forte accentualion de la convexité de l’épine dorsale et disparition de l’ensellure lombaire.
Le sillon lombaire est très effacé, de chaque côté les muscles spinaux sont contractés.
20 Le malade couché. — La position sur le dos au lit est difficile, mais en praliquant l'extension forcée, on arrive presque à la rectitude. Cette manœuvre est douloureuse el provoque des douleurs lombaires assez vives.
3e Marche. — La marche est possible sans canne ; le malade marcke d’un pas rapide facilement sans douleur; il peut même se coucher, toujours évidemment dans cette position de flexion. ,
La station debout sur un pied est possible, même les veux fermés.
Mobilité. — Tête et cou. — Les mnouvements de la têle sont tous possibles. Thorax. — Mouvement de flexion forcée possible. Mouvement d’ex-
tension douloureuse et très limité. Les mouvements de latéralité sont possibles dans une certaine mesure.
Membres inférieurs elsupérieurs ont conservé ous leurs mouvements.
Troubles de la sensibilité :
a) Douleurs. — Ne souffre pas au repos. Provoquées : la pression sur les apophyses épineuses des vertèbres lombaires est assez douloureuse. Les mouvements d'extension et de latéralité quoique possibles dans une certaine mesure, provoquent des douleurs assez vives.
b) Troubles, — Perception. — Pas de zones d’anesthésie. Il existe une plaque d'hyperesthésie assez marquée au niveau des - vertèbres lombaires.
Etat des réflexes :
Rotuliens abdominaux et rotuliens normaux. à Achilléens normaux. :
: Pas de signe de Babinski.
Pas de trépidation épileptoïde. À Troubles trophiques. — Absents. , .
Etat mental. — Très nerveux el impressionnable la moindre piqure
provoque des évanouissements. Autrement n’est nullement préoccupé “4
de son affection.
Réactions électriques normales.
OBsERvATION III QUE
(Thèse Moxxé 1916)
H..., vingt-sept ans, Tunisien.
Antécédents. — Rien à noter de particulier.
Début. — Blessé le 28 décembre 1914. A la suite d'un éclatement d’obus sur une tranchée a été projeté et enseveli, sans aucune blessure apparente.
Perd connaissance pendant sept heures; et dès qu'il revient à lui impossible de marcher, souffre de douleurs lombaires, est porté sur un brancard couché en chien de fusil; dès cet instant l'incurvation existe.
Au bout d'nn mois, a pu se lever et faire quelques pas avec une canne.
Etat actuel. — 30 mai 1916.
Attitude : couché en flexion à 145°.
Marche : à petits pas, hésitant, se sert d'une canne.
Couche : dort sur le côté en chien de fusil.
Troubles sensibilité. — Pression des apophyses épineuses non douloureuses.
Pas de zone d'anesthésie.
Il existe une plaque d'hyperesthésie au niveau de la région lombaire.
Extension de la colonne vertébrale impossible el très douloureuse.
Réflexes normaux,
ae.
Ni troubles trophiques, ni sphinctériens. Pre Pas de Babinski.
Pas de trépidation épileptoïde.
L 1 OBseRvATION IV
(Thèse Monxné 1916.)
Début. — Blessé le 8 septembre 1915, par explosion d'obus sans blessure apparente. Perd trois heures connaissance, revient à lui et alors se plaint de douleurs lombaires intenses. «
Attitude classique, courbé en deux. ;
Etat actuel. — 20 avril 1915; attitude classique en flexion. Marche à petits pas, se servant d’une canne. Dans le lit peut arriver à s'étendre presque complètement.
Réflexes normaux. Pas de Babinski. Pas de trépidation épileptoïde.
Troubles sensibilité. — Hypoesthésie en botte (jambe gauche). Hyperesthésie lombaire. Pas d’atrophie musculaire, sort de l'hôpital légèrement amélioré. /
- ' OBservarIoN V ;
(Thèse Moxxé 1916)