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Etat actuel, — 3 mars 1916 : Le malade doit coucher dans son lit en chien de fusil. Immobile au lit, les membres inférieurs ne sont animés d'aucun mouvement involontaire. Il peut les remuer, les lever au-dessus du plan du lit, aussitôt ils sont agités de trépidations violentes et irrégulières. Les mêmes trépidations se montrent plus violentes dès qu'il veut s'asseoir, en même temps il doit se tenir fortement couché en avant. |
Toutes les tentatives de redressement sont impossibles. Au lit, ne peut guère s'étendre au-delà d’un angle de 130. Lorsque les pieds posent à terre, les trémulations deviennent beaucoup plus vives.
Réflexes rotuliens vifs. Achilléens normaux. Pas de trépidation épileptoïde vraie. La pression sur les apophyses épineuses au niveau des vertèbres lombaires est douloureuse. Pas de troubles des sphincters.
État le 1er juin. — Les trémulations des deux membres inférieurs ont presque totalement disparu.
Sensibilité. — Pas de zone d’anesthésie. Il existe au niveau de la région lombaire une plaque hyperesthésie très marquée; le moindre frôlement est très douloureux.
La marche est très difficile ; il est obligé de se servir de deux béquilles.
Ce malade à été traité au moyen d'un aimant qu'on appliquait au niveau de sa région lombaire, une vinglaine de minutes tous les jours.
Ce traitement l'a amélioré et à fait presque disparaitre les trémulations.
OBservaTion VIII
(Thèse Monxé 1916.)
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A... (Eugène), trente-quatre ans.
Début, — Le 20 janvier 1915, après être resté trois. heures dans une tranchée, avec de l’eau jusqu’à la céinture, a ressenti, aussitôt sorli de l’eau, des douleurs lombaires et dès cet instant était plicaturé.
État actuel. — 15 /avril 1915 : attitude des prosternés.
Réflexes rotuliens vifs. Ni Babinski, ni trépidalions épileptoïdes. Dort en chien de fusil.
Le malade est animé d’un tremblement qui disparaît si le malade cause ou est attentif.
Caractère d’un névropathe.
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