‹ Etude comparée de la situation hospitali 'ere et des subventions municipalesChapitre 12 sur 12 · TABLEAU COMPARATIF · texte numérisé non relu

TABLEAU COMPARATIF

de ta mortalilé dan» i'hospce de la Charité de ffariiotme et dont tdngt-lTois hotpieet du nord de ta France,

umt, pour chaqiie mois, les quantités de pain d à la Charité de Narbonne, pendant l'année 1880.

Mois. Kilogmnmes.

Janvier 780

Février 630

Mars 480

Avril 570

Mai 630

Juin ! 820

JuiUet . 540

août 960

Septembre 820

Octobre 990

Novembre. . 5,880

Décembre 3,520

Total 16,620

À Monsieur le Maire de Narbonne et à Messieurs les membres du Conseil municipal.

Monsieur le Maire et Messieurs,

Ainsi que le constate le compte administratif, adressé à l'administration supérieure avec le compte moral et soumis préalablement à votre examen, le déficit de l'exercice 1 880 est de cinq mille francs environ.

Il serait plus fort, si trois mille francs de comptes se rattachant à l'année 1880, mais présentés trop tard ou n'entrant pas dans les crédits prévus au budget, n'avaient été reportés sur l'année 1 881 .

n serait plus fort, si la charité privée n'avait' suppléé dans une certaine mesure à l'insufl&sance des ressources ordinaires et de la subvention municipale.

Dans le courant de l'année 1880, les hospices ont reçu huit mille deux cents francs dé dons manuels, sans charges, pour être employés aux dépenses journalières, urgentes ; et seize mille six cent vingt kilo-

grammes de pain blanc, représentant, au prix de la taxe officieuse de la ville, une valeur de sept mille huit cent onze francs, ont été donnés à la Charité.

Si ces ressources extraordinaires en argent et en pain avaient manqué, le déficit serait extrêmement considérable, mais ne devrait étonner personne, des revenus faibles, notoirement faibles, ne pouvant faire face aux besoins hospitaliers incessamment accrus d'une ville agrandie et d'une population pauvre triplée.

Il ne viendra jamais à l'idée d'un homme sérieux que Von puisse faire face à des dépenses nécessaires, indispensables, de quatre-vingt-dix mille à cent mille francs, avec un revenu fixe hospitalier de trente-un mille francs et une subvention municipale de trente mille francs. Le devoir de la ville est donc d'y pourvoir avec énergie.

En présence de ces faits, dont nos comptes attestent l'exactitude et la gravité, nous demandons à la ville de mettre un terme à une situation dangereuse :

1® En comblant le déficit de l'exercice 1880 par un vote de cinq mille francs, soit dans les chapitres additionnels de 1881, soit par un vote spécial, applicable au même exercice ;

S"" En augmentant de dix mille francs, dans le

budget ordinaire de 1882, la subvention municipale annuelle de trente mille francs, reconnue insuffisante.

Après une étude approfondie de nos comptes et de la situation hospitalière, nous affirmons consciencieusement que c'est le seul moyen d'améliorer efficacement la situation financière des hospices et de témoigner aux pauvres une sincère sympathie.

À l'appui de notre demande et pour en démontrer à la fois la nécessité, la modération et l'urgence, nous reproduisons, par un tirage spécial, le quatrième chapitre du compte moral imprimé ayant pour titre : Les revenus fixes des hospices et les subventions municipales^ à Narbonne et dans le nord de la France.

Agréez, Monsieur le Maire et Messieurs, l'assurance de nos sentiments respectueux.

(Extrait de la séance da 22 janyier 1881.)

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