‹ Étude comparée du sphygmographe de Marey et du sphygmographe de DudgeonChapitre 16 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Arrivé à la fin de notre travail, nous est-il permis denous prononcer en faveur d’un appareil plutôtqu’en faveur de l’autre ?

Les différences que nous avons observées ne sont pas si importantes pour que nous puissions émettre à cet égard des propositions catésoriques.

Par la pratique nous sommes arrivé à obtenir avee nos deux sphygmographes des tracés identiques et suffisants dans tous les cas pour les besoins de la clinique ; nous pensons que tout praticien avec un peu d'exercice peut arriver au même résultat. Les différences que nous avons trouvées sur nos tracés, comme grandeur, comme forme et comme détails, nous permettent simplement de formuler la proposition suivante : c’est qu’il peut y avoir un choix à faire entre les deux instruments, lorsqu'il s’agit en clinique de porter un diagnostic indécis. Ainsi prenons une lésion aortique d’après ce que nous avons vu plus haut, si elle n’est pas compliquée, quel que soit l'appareil que nous employions, ils nous donne-

ront tous les deux les mêmes résultats. Si elle est

compliquée d’une lésion mitrale, le sphygmographe de Dudgeon, par son crochet, nous la dévoilera plus facilement ; si nous avons affaire à une lésion mitrale simplele sphygmographe de Marey nous la fera mieux connaitre par ce fait que nous pourrons donner, pour prendre le tracé, le degré de pression qu’il faudra. Mais pour arriver à ce résultat et énoncer des propositions certaines, il y a une étude sérieuse à faire des tracés pathologiques du sphygmographe de Dudgeon. Nous connaissons, en effet, depuis longtemps les tracés pathologiques que lon obtient avec le sphyemographe de Marey, mais l’étude des tracés pathologiques obtenus avec le sphygmographe de Dudgeon est encore à son enfance et elle mérite aussi de fixer l’attention des cliniciens.

Au point de vue simplement physiologique, les détails que nous trouvons sur un tracé du pouls sont encore, pour beaucoup, inexpliques, et il semble que le sphvgmographe de Dudgeon doive nous en rendre l’étude plus facile par la plus grande netteté de ses tracés.

Quant à leur manipulatior, nous avons vu que les deux sphygmographes nous présentaient des avantages et des inconvénients. Ils ont un inconvénient commun, c’est que nous ne pouvons jamais connaitre la pression sous laquelle nous les appliquons ; ils n’ont pas, assurément, atteint le degré de perfection que nous leur désirons, et pour nous le sphygmooraphe idéal serait celui où l’on pourrait voir la pression de l'artère et qui présenterait, sous le volume

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