‹ Étude comparée du sphygmographe de Marey et du sphygmographe de DudgeonChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Sur les conseils de M. le professeur Beaunis, au laboratoire duquel nous sommes attaché en qualité de préparateur, nous avons pris pour sujet de notre thèse inaugurale, l'étude comparative de deux Sphygmographes, employés aux cliniques des hôpitaux de Nancy: celui de Marey, connu déjà depuis longtemps, et celui de Dudgeon ou sphygmographe anglais nouvellement mis en usage.

Il nous à paru intéressant de rechercher par de nombreux tracés, pris sur des sujets différents et dans des conditions différentes, quel est celui des deux qui rend le mieux compte de l’état du pouls et de la circulation, et en même temps celui dont le maniement est le plus facile et que la pratique devra adopter de préférence.

Cependant nous ne voulons laisser aucun doute sur notre manière de voir À ce sujet : nous ne prétendons pas vouloir imposer un appareil, et le but que nous nous proposons est tout différent.

On peut prétendre que, dans les conditions ordinaires, le médecin n’a guère besoin de sphygmographe. Il doit avoir acquis par la pratique assez d’expé-

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rience pour reconnaitre, à la simple palpation, tous les caractères du pouls ; aussi nous nous plaçons à un autre point de vue, à celui du physiologiste étudiant un instrument, et du professeur à l’hôpital, montrant à ses élèves, d’une manière pour ainsi dire palpable, les caractères si différents du pouls qu’il leur fait toucher.

Il va sans dire que, sous ce rapport, le sphygmographe doit avoir une grande importance. Aussi le voyons-nous employer tous les jours aux cliniques médicales de lhôpital civil et rendre parfois de grands services dans les cas de diagnostic douteux.

Avant d'entrer en matière, qu’il nous soit permis d'exprimer ici toute notre reconnaissance à M. le professeur agrégé René, qui nous a soutenu de ses con seils et guidé dans notre travail.

Nous adressons aussi tous nos remerciements à M. le professeur Bernheim qui, en l’absence de M. le professeur Beaunis, a bien voulu accepter la présidence de notre thèse.

Merci à tous nos camarades qui se sont mis à notre disposition pour nos recherches.

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