‹ Etude Critique des Réactions dites Quantitatives utilisant les Antigènes Cardiolipidiques (Méthodes de floculation et de fixation du complément)Chapitre 13 sur 69 · TAG DES · texte numérisé non relu

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lation Kahn et Kline, toutes réalisées avec des antigènes reconstitués de l'Institut Pasteur.

Parmi ces 159 malades: 11 étaient atteints de syphilis primaire, 26 de syphilis secondaire, 13 de syphilis tertiaire, 6 de formes nerveuses, |l de syphilis congénitale et 92 de syphilis latente sérologique.

— 24 sujets atteints d'autres affections que la syphilis mais présentant une sérologie classique positive en Kolmer ou en Kline: pour chacun d'eux un T.IT. à été pratiqué. Ces malades, tous de l'Hépital Des Genettes, relèvent soit du Service des Contagieux (Professeur R. Sohier), soit du Service de Pneumo-Phtisiologie (Médecin-Commandant Boucher]. Ils comprennent : 15 paludéens, 2 mononucléoses infectieuses, | ictère viral, 2 amibiens rapatriés récents, | primo-infection, et 3 pneumonies primitives atypiques.

— Enfin, il nous a été donné d'étudier 56 sérums provenant de malades syphilitiques hospitalisés ou traités à la Clinique Dermato- Vénéréologique (Professeur J. Gaté) : malheureusement, il nous a été difficile, pour des raisons matérielles, de tester ces sérums à plusieurs reprises : nous ne citerons que les observations de malades ayant fait l'objet d'examens répétés. Le clavier sérologique pratiqué au laboratoire de la Clinique Dermatologique (Professeur Agrégé J. Coudert, Mme le Docteur S. Gaté) comprend : B.W. à l'antigène cardiolipidique, Kahn, V.D.R.L., Kline.

Il. — TECHNIQUE DES RÉACTIONS QUANTITATIVES EMPLOYÉES

— L'idéal aurait été de pouvoir suivre nos malades au moyen de réactions quantitatives en hémolyse 50 %. Cette méthode a été pratiquée par certains auteurs, à la suite des travaux de Wadsworth et de Maltaner, tels que : Stein et Dang-Van-Nau ou Roulier. Elle a, pour avantage, d'augmenter la sensibilité de la technique car la réaction se fait alors dans une zone de plus grande variabilité donc de plus grande précision. En effet, Von

Krogh, Kent et Mayer montrent que la portion moyenne de la

courbe d'hémolyse d'hématies sensibilisées est une droite, entre 30 et 70 %, d'hémolyse, alors que la courbe dans son ensemble a la configuration d'un S très allongé : dans cette portion, à une très faible Variation du complément correspond une variation importante du nombre d'hématies sensibilisées, et par là-même la

RS, Ÿ/Ÿ ll

plus petite quantité de complément utilisée dans la réaction sera définie avec précision dans la lecture de l'hémolyse.

— Mais devant certaines difficultés techniques rencontrées par suite des nombreux titrages nécessaires, et tenant compte de l'avis des auteurs qui ont étudié parallèlement les méthodes à 50 % et à 100 %, d'hémolyse sans trouver dans le domaine pratique un gros avantage à la première technique, nous nous sommes bornés à pratiquer des réactions quantitatives classiques. Nous exposerons ultérieurement les raisons justifiant le choix des méthodes utilisées.

À) Technique de la réaction quantitative de Kolmer.

e a) L'antigène utilisé n'est pas celui de Kolmer, mais l'antigène reconstitué cardiolipidique de l'Institut Pasteur. Nous avons vu précédemment que les réactions quantitatives, pour être facilement interprétables, devaient utiliser un antigène de composition constante. Ce dernier est préalablement titré par la méthode de Boerner-Luckens, le titre exprimant le nombre de volumes d'eau - physiologique dans lesquels il faut mettre en suspension un volume de la solution alcoolique d'antigène pour préparer la suspension utilisée dans la réaction : ici le titre est de 200.

+ b]) Le titrage du complément. Le complément que nous avons utilisé est du sérum de cobaye frais, conservé en solution hypertonique de Mounier.

— 9 tubes à hémolyse dans lesquels on dispose 0,5 cc. d'antigène dilué suivant le titre, puis des quantités croissantes de complément : 0,10 - 0,15 - 0,20... 0,50 cc. ; on complète à 2 cc. avec de l'eau physiologique.

— séjour de 30 minutes au bain-marie à 37° C. pour le temps de fixation. :

‘— adjonction du couple hémolytique : globules rouges de mouton à 2 % du culot sensibilisés avec 2 unités de sérum hémolytique à parties égales, soit | cc. Le sérum hémolytique employé est celui de l'Institut Pasteur, concentré et titré.

— Lecture après une heure au bain-marie à 37° C. L'unité de complément est indiquée par le premier tube qui présente une hémolyse totale (unité simple par opposition à la grosse unité). . Un témoin-globules rouges est employé.

+ c) Les dilutions de sérum utilisées sont faites en eau physio-

* logique aux taux habituels de 1/2,5 - 1/5 - 1/10 - 1/20 - 1/40, et

RO

continuées, si nécessaire, à 1/80 - 1/160 avec une dilution inter-

médiaire à |/100.

+ d) Exécution de la réaction. Pour chaque sérum, au minimum 5 tubes-réactions et | tube-témoin-sérum.

— Dans chaque tube-réaction :

| goutte de sérum à la dilution voulue, inactivé au préalable par chauffage à 56° C. pendant 30 minutes au bain-marie.

Ill gouttes de suspension antigénique.

VI gouttes de complément selon son titre, la réaction utilisant 2 unités simples.

— Dans le tube-témoin-sérum :

| goutte de sérum inactivé à la dilution la moins forte, au 1/2,5. Si le sérum a un pouvoir anticomplémentaire marqué, on utilise un tube-témoin pour chaque dilution du sérum étudié.

Il gouttes d'eau physiologique remplaçant l'antigène.

VI gouttes de complément selon le titre.

— Pour une série de sérums expertisés : 3 tubes-témoins généraux :

| tube-témoin-antigène avec : IIl gouttes d'antigène, | goutte d'eau physiologique remplaçant le sérum, VI gouttes de complément.

| tube-témoin-sérum Rae : VI gouttes de complément, IV gouttes d'eau physiologique pour le sérum et l'antigène.

| tube-témoin-globules rouges : à préparer après la fixation. Fixation du complément de 15 à 18 heures à la-glacière à 6-8° C., complétée par chauffage de 10 minutes au bain-marie Rrre

— On ajoute le couple hémolytique : globules rouges de mouton à 2 %, du culot sensibilisés avec 2 unités de sérum hémolytique à parties égales soit VI gouttes, cela dans tous les tubesréactions et témoins. On prépare le témoin globules rouges en même temps : XII| gouttes d'eau physiologique, Il gouttes de globules- rouges. Mettre dans un pain- marie à 37° C. pendant environ une heure.

— Lire les résultats après la lyse complète dans les témoins antigène et sérum hémolytique. Les résultats sont notés de la façon habituelle de 0 à 4 croix [+-+-++) par appréciation de: l'hémolyse dans le tube-réaction : une hémolyse incomplète dans le tube-témoin-sérum doit faire rejeter le tube-réaction de dilu-

“ ce

tion équivalente puisqu'elle met en évidence un pouvoir anticomplémentaire du sérum.

B) Technique de la réaction quantitative de Kline.

° a) L'antigène utilisé est aussi un antigène préparé par l'Institut Pasteur conformément aux indications de Miss Pangborn et codifiées par l'O.M.S. : il est constitué d'une solution alcoolique de phosphatides purifiés du muscle cardiaque [cardiolipine) et de lécithine. Cette suspension antigénique est additionnée d'une suspension de microcristaux de cholestérol.

— Premier temps. Préparation de la suspension de cholestérol.

On dispose 0,85 cc. d'eau distillée au fond d'un flacon de 10-20 cc. muni d'un bouchon émeri.

On prélève 0,9 cc. de la solution alcoolique de cholestérol à | % conservée en ampoule scellée, qu'on laisse tomber goutte à goutte dans l'eau distillée en imprimant au flacon un mouvement circulaire rapide.

— Deuxième temps. On prend avec une pipette spéciale 0,1 cc. de la solution antigénique gardée en ampoule scellée et on laisse couler l'antigène le long de la paroi du flacon ci-dessus. On bouche. On agite ce dernier vigoureusement pendant une minute.

Après quoi on verse 2,45 cc. d'eau physiologique à 0,85 % NaCI! pur rapidement dans le flacon et l'on agite à nouveau pendant une minute.

— Troisième temps. Mürissement de la suspension sensibilisée pendant 20 minutes dans une étuve à 37° C.

La suspension antigénique est prête pour l'emploi et peut être utilisée pendant 24 heures.

+ b) Exécution de la réaction. Le sérum ayant été au préalable inactivé par chauffage à 56° C. pendant 30 minutes, on utilise les mêmes dilutions que pour la réaction de Kolmer.

La réaction s'effectue sur une lame de verre à l'intérieur d'une cellule circulaire de 15 mm. de diamètre, délimitée par une sur- . face dépolie.

Elle consiste à mettre dans cette cellule :

— | goutte normale de 1/20 cc. du sérum dilué.

— | goutte de 1/60 cc. de la suspension antigénique. On agite mécaniquement pendant 4 minutes sur l'agitateur de Kline

LISORE

qui imprime à la lame un mouvement circulaire de 5 cm de diamètre à la cadence de 120 tours/minute.

D'autres techniques, variantes de la technique originale que: nous avons employée, ont été proposées, en particulier par J. Coudert et Mme Gaté.

+ c) Lecture et notation des résultats. Immédiatement après l'agitation, on lit au microscope [grossissement 10) :

Les cristaux de cholestérol sont répartis uniformément : réaction négative. S'ils sont en amas la réaction est positive.

Amas petits et irréguliers dans un liquide non éclairci : douteux: amas moyens dans un liquide plus ou moins éclairci: +, ++, +4 :; gros amas dans un liquide clair : ++++.

On doit examiner deux sérums-témoins pour chaque préparation antigénique : un sérum témoin négatif et un sérum positif.

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