‹ Etude Critique des Réactions dites Quantitatives utilisant les Antigènes Cardiolipidiques (Méthodes de floculation et de fixation du complément)Chapitre 27 sur 69 · I. — CONCEUSIONS · texte numérisé non relu

I. — CONCEUSIONS

Les réactions quantitatives semblent être de valeur inégale du point de vue de l'intérêt diagnostique.

— Elles sont seules à pouvoir permettre la découverte d'un phénomène de zone, l'étude d'un sérum anticomplémentaire ; seules elles donnent la possibilité de préciser s'il s'agit chez un nouveau-né, né de mère syphilitique, d'anticorps maternels ayant traversé le placenta ou d'anticorps traduisant une syphilis congénitale.

— Mais leur application à l'étude des « fausses-réactions » n'apporte pas une précision de très grande valeur. Théoriquement, elles devraient être très utiles en mettant en évidence le caractère passager du taux des anticorps et le niveau peu élevé de ce taux. Or, dans ia pratique :

— Constater un titre bas d'anticorps syphilitiques ne veut pas dire à coup sûr : fausse-réaction : de nombreuses syphilis latentes ont des titres de même valeur: cette découverte indique pourtant au clinicien la possibilité d'une fausse-réaction.

— Constater un taux élevé n'amène qu'une précision de plus à une sérologie classique généralement uniformément positive et permettant d'affirmer la syphilis : dans les affections syphiloïdes les tests quantitatifs n'ont pas d'intérêt étant toujours très positifs.

D'autre part, le caractère transitoire de l'ascension des anti-’ corps, pour très intéressant qu'il soit, nécessite pour la mise en évidence un laps de temps assez long que le clinicien ne peut pas toujours s'accorder.

— Pourtant, si l'on pratique une sérologie quantitative aux deux modes {hémolyse et floculation), il est bien rare. que les deux tests soient positifs et selon Merklen, s'ils le sont, il y a un écart important entre les deux titrages : dans nos observations parmi

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24 sérums ayant donné des fausses positivités, chez seulement 3 malades, soit 12 %,, les tests étaient positifs aux deux modes.

En résumé, la sérologie quantitative, utile certes, mais ne pouvant pratiquement pas différencier à coup sûr une réaction positive vraie d'une fausse réaction biologique, ne paraît pas répondre du point de vue diagnostique, à ce que théoriquement on pouvait attendre d'elle.

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