‹ Étude critique du test préhypophysaire d'AronChapitre 17 sur 64 · DOSAGE BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DOSAGE BIOLOGIQUE

VAN CAULAERT, M. ARON et STAHL dans une communication à la Société de Biologie (compte-rendu,

FD pt

tome CVI), décrivent une méthode de dosage biolo- gique de la thyréo-stimuline : elle renseigne sur les variations importantes de cette hormone dans le milieu intérieur et n’est autre que la réaction préhypophysaire d'ARON. Elle utilise Paction de la thyréo-stimuline sur la thyroïde de cobaye jeune : nous avons vu quelle était cette action. Quant à la technique, nous lexposerons au cours du chapitre suivant.

Il. — HYPOPHYSE ET GLANDES GENITALES GONADO-STIMULINES

La préhypophyse tient sous sa dépendance le développement des gonades et contrôle chez la femelle le cycle ovarien.

En clinique, beaucoup de lésions hypophysaires spontanées, en physiologie, de lésions hypophysaires provoquées, entraînent des troubles génitaux. Toutefois expérimentalement les difficultés techniques rencontrées au cours de lhypophysectomie ont longtemps retardé l’étude de cette inter-action glandulaire.

C’est à Evans et à LONG, à EVANS et à ses autres col laborateurs que l’on doit les premiers travaux importants sur la question. Ils ont réussi à déterminer par des injections d’extraits préhypophysaires une hyperlutéinisation de l’ovaire.

Puis ASCHEIM et ZONDEK en Allemagne, les frères SMITH et ENGLE aux Etats-Unis déterminèrent par transplantation de fragments préhypophysaires une puberté précoce.

Enfin FEVOLD et HisAW ont démontrée une hypothèse déjà émise par EVANS : la dualité de l’hormone préhypophysaire excito-sécrétrice des gonades, en préparant la gonado-stimuline A qui conditionne la

Late maturation folliculaire, la gonado-stimuline B q:° transforme en corps jaunes les follicules mûrs.

Nous allons d’abord voir quelle est la réaction de l'appareil génital à une implantation de fragments de préhypophyse.

Cette greffe est faite dans le muscle de la cuisse d’une souris et rapidement l’oestrus apparaît. Contrairement à ce qui se passe avec la folliculine, laction devient nulle si la souris a été préalablement castrée.

L’ovaire a subi des modifications : maturation de très nombreux follicules, congestion avec points ecchymotiques, mise en liberté d’ovules, et apparition de multiples corps jaunes.

Mais il est surtout intéressant de constater l’action des extraits préhypophysaires Ceux-ci sont préparés dans les mêmes conditions que ceux employés dans Pétude de laction thyréo-stimulante. L’animal de choix est, cette fois encere, le cobaye.

Chez le cobaye immalure l’action est nulle. Notamment les « follicules primaires », c’est-à-dire les follicules sans antrum de dimensions notables ne subissent aucune modification. L’on note toutefois une hypertrophie des glandes interstitielles hilaires dont le cytoplasme cellulaire devient plus abondant, plus vacuolaire : en un mot, ces glandes sont le siège d’une. vive activité sécrétrice. Dans une certaine mesure, intensité de la réaction est proportionnelle à la quantité d'extrait injectée. La répétition des injections permet de parvenir à une sorte de stabilité dans laspect des cellules interstitielles. Enfin, le tractus génital ne se transforme pas.

Chez le cobaye mür, ou plus exactement chez le cobaye qui en est au stade de prématurité séparant la période où Paction hormonale provoque juste une hypertrophie des glandes interstitielles et celle où

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