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fléter les particularités saillantes du délire, ses manitestations extérieures, elle a donc été obligée de tenir compte de ses modifications successives alors qu’une unité clinique pouvait les présenter successivement, à
De là provient cette profusion de monomanies, cette longue liste de préten dues espèces morbides qui encombrent les premières classifications symptomatiques.
Partant de ce principe, toutes les aberrations, tous les délires, représentent des entités distinctes et on en arrive à admettre autant de délires partiels qu’il existe de mauifestations morbides dans la sphère des idées, des sentiments et des actes. Il n’y a plus alors de limites et c’est le défaut capital de la classification symptomatique:
Nous citerons comme exemplés de classification symptomatiques celles de Pinel, d’Esquirol, de Marcé, de Baillarger, de M. le professeur Régis, pour la France ; de Krafft Ebing et Schüle, pour lAllemaone, et de Salemi-Pace pour l'Italie.
PINEL, comme nous l’avons dit, est le premier alieniste qui ait établi une classification étendue et prècise des maladies mentales. Il ne traita plus seulement de la folie, mais de laliénation mentale. fl place les vésanies parmi les névroses cérébrales et y comprend :
1° L'hypocondrie ;
2 La mélancolie ;
3° La manie avec délire ;
4 La manie sans délire ou raisonnante avec perversion des actes ;
5° La démence ;
6° L’idiotie ;
7° Le somnambulisme ;
8 L'hydrophobie ; ( épilepsie.
99 Les comata : À { catalepsie.
Bien que cette classification soit très incomplète, on voit néanmoins qu'il y a un progrès très sérieux de réalisé dans le groupement méthodique des formes de l’aliénation mentale.
EsquiroL, dont l'autorité succéda à celle de Pinel, admit pour sa part cinq formes d’allénation mentales :
1° Za Lypémanie (mélancolie des anciens), délire sur un objet ou un petit nombre d'objets avec prédominance d’une passion triste et dépressive ;
2 La Monomanie proprement dite, dans laquelle le délire est borné à un seul objet ou à un petit nombre d'objets avec excitation et prédominance d’une passion gaie et expansive ;
3 £a Mamie, dans laquelle le délire s'étend sur toutes sortes d’objets et s'accompagne d’excitation ;
4° La Démence, dans laquelle les insensés déraissonnent parce que les organes de la pensée ont
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perdu leur énergie et la force nécessaire pour remplir leurs fonctions ;
5° L'Imbécilité ou l’Idiotie, dans laquelle les organes n’ont jamais été assez bien conformés pour que ceux qui en sont atteints puissent raisonner juste.
De plus, Esquirol divise les monomanies en intellectuelles, en affectives et en impulsives. Il décrit une quantité considérable de monowmanies : l’érotique, l’incendiaire, l’homicide, etc.
Et ce n’est pas le moindre défaut de cette classification. Elle est insuffisante à l'heure actuelle pour d’autres raisons. Elle ne comprend pas d’abord les formes d'aliénation découvertes depuis et dont la plus importante est la paralysie genérale. De plus, sous une forme identique, peuvent se manifester des maladies dont le fond n’est pas le même. S'il y a des cas nettement définis de manie, de lypémanie, il arrive aussi souvent que ces formes se succèdent, alteruent ou se confondent.
MARCE a modifié dans ce sens Ja classification d'Esquirol. Nous y trouvons signales les états mixtes d'aliénation mentale, les folies névrosiques et la paralysie générale.
MER te Né: avec excilalion : Manie, Délire général , :
He L'avec dépression : Mélancolie Vésanies pures €. :
Délire partiel : Monomanie.
Démence,
NS ! Manie et Mélancolie.
Vésanies as50- à me Mononomanie et Démence.
ciées entre : ; | Mélancolie et Démence.
elles : :
| Manie et Démence.
avec lésions | Me : : Paralysie générale.
FR e organiques } Vésanies asso- , Are Epilepsie.
ciées à des at Lu sans lésions | Hystérie.
organiques 4 Chorée,
lésions de
mouvement ie Ÿ ; appréciables } Folie alcoolique. | Pellagre.
Etats ne LME PTE ue Idio.ie. [mbécilité. Crétinisme.
congénilanx
La classification de M. BAILLARGER dont nous al- ‘lons nous occuper maintenant, n’est pas une classification symptomatique pure. C’est plutôt une classification mixte. Nous y rencontrons en effet la classe des folies toxiques et des folies névrosiques dont la cause à guidé l’auteur pour établir leur groupement.
Pour M. Baillarger, les maladies mentales se divisent en ? groupes :
1° Les folies ou perversions fonctionnelles ; 2° Les démences ou abolitions fonctionnelles.
Les folies comprennent :
4° Folies simples. Dole partial:
(Celles qui en cas de non |
guérison se terminent le plus souvent par la démence simple.)
Mélancolie.
Folie à double forme.
20 Folies paralviiques.
1106 1 > non ; ND (Gelles qui en. tas de noù | Minie ambitieuse. guérison se terminent Je ; * … | Manic hypocondriaque.
plus souvent par la dé-
mence paralytique.) ;
PER ; \ Folie interniliente simple.
3° Jolies intermittentes. Er Folie à formes alternes.
49 Folies circulaires. Folie à double forme continte. | Folie alcoolique.
5° Folies d’origine toxique. ! Folie pellagreuse. Folie paludéenne, etc.
6° Folies associées à diverses } Folie épileptique. névroses. | Folie hystérique.
Les démences ou abolitions fonctionnelles :
1° Paralysiecgénérale (démence paralytique) ; 2° Démence sénile ; ù
3° Démence symptomatique de diverses affections circonscrites du cerveau ;
4° Démence consécutive aux vésanies.
Dans un troisième groupe enfin, M. Baillarger classe les arrêts de développement :
Idiotie, imbécilité, débilité mentale, crétinisme.
. Pourquoi, dans cette classification, avoir place d’un côté les folies paralyliques et d’un autre la paralysie générale ? La manie ambitieuse et la manie hypocondriaque ne sont en effet que les premiers stades de la paralysie générale. Il est donc inutile de
SON les séparer. De plus, la paralysie générale n’est pas, à proprement parler, une démence.
Avant d'arriver à ce point, elle peut affecter toutes les formes d’aliénation mentale. Il y aurait donc eu intérêt à la classer à part. Il semble également assez subtil d’avoir distingué les folies intermittentes des folies circulaires. Il y a, comme on le voit d’assez nombreuses lacunes dans ce classement.
Passons à la classification symptomatique de M. le professeur Régis.
En composant ma classification, dit M. Régis, je me suis propose deux buts principaux :
1° Grouper les formes morbides d’après leurs caractères nosologiques les plus importants, de façon à obtenir des divisions rationnelles et méthodiques.
2 Ne retenir que les états primitifs et ranger à part les états secondaires qui encombrent la plupart des classifications.
Il envisage les deux aspects sous lesquels l’intelligence se présente à nous : l’organe et la fonction, et il divise par suite les maladies mentales en deux groupes :
le Les aliénations fonctionnelles ou dynamiques (folies, vésanies, psychoses).
2° Les aliénations constitutionnelles ou organiques (dégénérescences, déviations, infirmités men- (tales. Ensuite, prenantles aliénations fonctionnelles,
il les subdivise en deux groupes suivant que l’être tout entier est intéressé par la maladie, par suite de l’action du trouble mental sur l'organisme, ou bien que la maladie se borne à influencer la sphère psychique. |
Au premier état correspondent les folies généralisées.
Au second état, les folies partielles.
Les altérations constitutionnelles ou dégenérescences représentent les altérations de l'intelligence au point de vue organique.
Mais l'intelligence peut être altérée de deux facons:
1° Elle peut subir un arrêt de développement avant son complet épanouissement ;
2° Elle peut, une fois arrivée à son développement complet, subir un travail de dégénérescence et de régression.
Au premier de ces états correspondent les dégénérescences d'évolution ou vices d'organisation psychique.
Au second, les dégenerescences d’involution ou dégenérescences psychiques.
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