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For
tour en deux importantes classes qui comprennent à elles deux presque toutes les maladies mentales : 1° Les psychonévroses ; 2° Les dégénérescences psychiques.
Avant d'établir sa classification, M. le professeur von Krafft-Ebing énumère les principaux caractères différentiels de ces deux groupes. Nous reproduisons ci-dessous ce parallèle :
Psychonévroses.
I. — Maladies parasilaires et accidentellement acquises chez des individus dont les fonctions cérébrales étaient jusque-là normales et dont la maladie n'était pas à prévoir.
IT, — Maladies dues à une prédisposition temporaire (par exemple : maladie physique grave et causes occasionnelles puissantes coïncidant) Les prédispositions héréditaires ne sont pasimpossibles,mais n’existent qu'à l’état latent. Le cervean est plus facile à affecter, mais normal dans ses fonctions.
III. — Tendance à la guérison de la maladie et raretés des récidives.
Dégénérescences psychiques.
I. — Maladies constitutionnelles, c’'està-(lire préparées par la constitution tout entière des individus qui, dès leur jeunesse, ont présenté une constitution névro-psychopathique.
I. — Causes accidentelles insignifiantes. La maladie est causée surtout par des prédispositions pathologiques pour la plupart héréditaires, ou bien elle s'est ‘produite sous l'influence continue de lésions qui ont atteint le cerveau en voie de développement. Ici, il y a souvent maadie psychique comme dernier terme d’une série d'états névropathiques qui deviennent de plus en plus graves et intenses (neurasthénie, hystérie, épilepsie).
JL. — Tendance minime à la guérison le plus souvent iln'y a qu’un retour temporaire au statu quo ante. Grande ten-
IV.— Peu de tendance à la transmission par hérédité aux descendants et, quand cela a lieu, la transmission 8e fait sous forme bénigne (psychonévrose).
V.— Marche typique des formes cliniques. Manie se développant ordinairement après un stade précurseur mélancolique ; les états secondairesapparaissent com me le dénouement des états primaires, Le tableau clinique, quand il apparaît comme un syndrôme, a une certaine durée et une certaine indépendance. La marche totale de la maladie est assezlimitée quant au temps et mène à la guérison ou à l’imbécilité.
VI. — Aucune tendance à la périodicité des accès et des séries de symptômes.
dance aux récidives et au développement de maladies de plus en plus graves.
IV.— Grande tendance à Ja transmission par hérédité sous forme de mala- Jadies progressives graves aux descendants (dégénérescence héréditaire pro- ‘gressive).
V.— Toutes les formes des psychonévroses sont ici possibles. Mais alors elles apparaissent pour la plupart avec une forme organique grave. La marche est incalculable ; variation bizarre et irrégulière; formes les plus différentes en même temps qu’absence de motifs; caractère subit de certaines séries de symptômes ; syndrômes d’une duréeéphémère, en outre, les tableaux cliniques ne sont pas purs, mais présentent souvent un mélange des formes les plus différentes.
Toute Ja maladie a donc un caractère protéiforme et il est impossible de la classer d’après le caractère de la classification physico-physiologique. La marche est chronique et s'étend à tout le reste de la vie; mais elle persévère en restant à un certain degré de développement et n’arrive point, au tard, à l’imbécilité complète. Dans d’autres cas de dégénérescences progressives graves, il y à, par contre, un déclin intellectuel rapide.
VI. — Grande tendance à la périodicité ; la folie périodique est un phénomène dégénératif,
VII. — Maladie et santé sont frès distinctement séparées chronologiquement et sont l’opposé l’un de l’autre
VIT. — Souvent, transition imperceptible d’un état de prédisposition pathologique à une maladie réelle. Mélange curieux de lucidité et de folie à l'apogée de la maladie, au point que le malade peut même reconnaitre sa maladie.
Ces notions étant connues, la compréhension de la classification qui va suivre sera plus facile.
Classification de M. von Krafft-Ebing.
A. — MALADIES PSYCHIQUES DU CERVEAU DÉVELOPPÉ. J. — Maladies sans lésions anatomo- Pate IQues
Psychoses fonctionnelles,
1) Psychonévroses, c’est-à-dire maladies du cerveau sain et doué d’une constitution normale.
1° Mélancolie (névrose d’arrèêt de lorgane psychique.
«) Mélancolie simple.
8) Mélancolie avec stupeur.
20 Manie (Névrose de décharge).
«) Exaltation maniaque.
B) Folie furieuse.
3 Slupidité (Wahnsinn), démence aiguë guérissable.
4° Folie secondaire (Verrûckheit), délire hallucinatoire, psychonévrose hallucinatoire.
11) Dégénérescences psychiques, c’est-à-dire maladies du cerveau doué de prédisposition morbide du malade.
eo) pied
1° Aliénation mentale constitutionnelle émotive (folie raisonnante).
20 Paranoïa (primare Verrückheit). Folie primitive. «) Forme originaire.
8) Forme acquise.
a) Paranoïa perseculoria (primaire avec prédominance des idées délirantes d'atteinte à la personnalité.)
ax) Forme typique.
BB) Paranoïa querulans.
b) Paranoïa expansive (primaire avec prédominance des idées délirantes que l'intérêt de la persannalité à été augmenté).
«x) Paranoïa iuventoria où reformatoria.
88) Paranoïa religiosa.
yy) Paranoïa erotica.
30 Folie périodique.
4 Aliénalion mentale provenant de psychonévroses constitutionnelles.
«) Folie neurasthénique ; 8) Folie épileptique ; y) Folie hystérique ; à) Folie hypocondriaque.
. — Maladies avec lésions anatomo-pathologiques constantes. Psychoses organiques.
1° Delirium acutum (hyperémie transsadative avec tendance à la périencéphalite aiguë) ;
2° Paralysie chronique où démence paralytique (périencéphalo-méningite difluse chronique) ;
3° Syphilis cérébrale ; 40 Déèmence sénile (atrophie cérébrale primaire). ANNEXE. — Intoxications (groupe de transition entre I et Il).
1° Alcoolisme chronique ; 20 Morphinisme.