‹ Étude critique sur la vie & l'œuvre de Saint PatrickChapitre 16 sur 24 · RE UE · texte numérisé non relu

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phies que nous avons mentionnées et des annales irlandaises. le témoignage de Patrick lui-mème dans la Confession et dans l’'Epitre à Coroticus est la meilleure preuve qu'on puisse invoquer: Son père, dit il dans la Confession, habitait à Bannaven, en Tabernie.

Shearman (p. 14)) reproduit les passages des Vies où il est question de la naissance de Patrick (1). Leurs données peuvent se résumer ainsi : [l est né dans la plaine de Taburn. à Bannaven, dans la province de Nentrie, près de la ville de Nemthor, qui faisait partie du royaume d’Acluidou Alclyd,

Tous ces noms peuvent être identifiés: Zaburn on Tabarn tirerait son origine,d'après certains auteurs,de l'emplacement d’un camp romain, Campus Tabernaculorum (Vitæ 11, It, vi. L'étymologie donnée par O’Flaherty et approuvée par Shearman (p. 442) nous parait plus probable, Il fait dériver le nom de cette ville de 7zbairn.\'ancêtre mythologique des Tuatha-de- Danaans, ce quiexpliquerait pourquoi Probus nous dit que la région était autrefois peuplée de géants.

Nemthor ou Memptor, à l'emplacement de Dumbarton, signifie « tour céleste ». O'Flaherty voit dans ce nom un nouveau souvenir mythologique relatif à Veyzedh, un des ancètres de Tabairn (Vemedh-thor).

Alclyd ou Sérathclyde était un royaume correspondant à peu près au comté actuel de Dumbarton: son nom s'explique par sa situation sur l'estuaire de la Clyde (Bède, Hist. eccl., TI, 19) (2).

Bannave ou Ban-naven, en celtique Bun-albrain, signifie estuaire. Shearman l'identifie avec Kil-Patrick à la jonction de la rivière Levin avec la Clyde; c'est l'emplacement le plus probable de cette ville.

MNentra, dans lequel. comme nous l'avons vu. plusieurs

(1) On peut ajouter aux témoignages qu'il rapporte celui de Florentius de Worcester (Annales, année cocxciv); Martyrologe de Rabau, 17 mars: Giraldus Cambrensis, p. 521 (Rerum Brilannicarwm medii ævi scriptores, distinctio 1, éd. Dimock, Londres 1867).

(2) Voir Shearman, owvr. cité, append. I, p. 454 ss.

Le

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