LETTRE XI
SIÊNÈQUB A PAUL, SALUT.
Je te salue, mon cher Paul. Si tu veux bien, sublime apôtre de la charité, non-seulement unir de toute manière ton nom au
mien^ mais ne faire qu'an avec moi, ce sera un grand honneur pour ton cher Sénèque. Tu es la cime, le sommet le plus élevé entre toutes les sommités, et tu ne me permettrais pas de me réjouir, lorsque je suis tellement rapproché de toi que Je pourrais être pris pour un autre toi-même! Ne te prétends doûc pas indigne de figurer en tète de notre correspondance. Autrement, je croirais que c'est un jeu de ta part, et une épreuve où tu veux me mettre. Ne sais-je pas que tu es citoyen romain? Je voudrais tenir parmi les miens le rang que tu occupes auprès des tiens. Adieu, mon cher ami*